Le Cas Samuel Grzybowski – Episode 4

Portrait d’un young leader,
révélateur de l’offensive religieuse, communautariste et anti-républicaine

LES ENQUETES D’UNITE LAIQUE #1

Par ALINE GIRARD
Secrétaire générale d’Unité laïque
Juin 2022

Avertissement Copyright

Épisode 1                    Le façonnage d’un emerging young leader. La nébuleuse Grzybowski
Épisode 2                    Missionnaire ad majorem Dei gloriam
Épisode 3                    Ambassadeur du soft power américain
Épisode 4                    Les premiers pas en politique
Épisode 5                    La Primaire populaire
Épisode 6                    Samuel Grzybowski, un révélateur                

EPISODE 4 – Les premiers pas en politique.

Où Samuel Grzybowski fait son entrée sur la scène politique, toujours entouré de ses amis fellows et young leaders et où on le voit s’investir dans la « Rencontre des Justices ». Leur slogan : « Nous voulons respirer », avec un programme certes de gauche sociale, mais surtout truffé des positions extrémistes des « effaceurs » et des « éveillés » américains, biberonnés à l’intersectionnalité et à l’identitarisme communautaire.

Samuel Grzybowski ne s’en cache pas : il veut influencer les politiques publiques. Voilà au moins un point sur lequel il ne se renie pas. Pourtant il prend un sérieux risque : celui d’être déchu de son titre d’Ashoka Fellow. Comme il l’écrit, « ce statut est valable à vie tant que je respecte trois règles toutes simples ». La troisième règle est « ne pas m’engager en politique »[1]. Il a dû certainement peser le pour et le contre. Peut-être l’a-t-on vivement incité à pencher du côté du « pour ». Mais alors en échange de quoi ? En tout cas, son engagement en politique plaît bien au député Aurélien Taché, « laïque » canal baubériste et bianciste, dont on connaît les prises de position en faveur du multiculturalisme « inclusif » et du hijab.[2]

En 2017, lors de l’élection présidentielle, Samuel Grzybowski ne se cache pas d’avoir mis un bulletin Mélenchon dans l’urne au premier tour. La famille Grzybowski est de gauche, version « doctrine sociale de l’église ». Il s’était pourtant réjoui en 2016 dans un tweet de la candidature d’Emmanuel Macron : « La bonne nouvelle de la candidature de @EmmanuelMacron c’est de voir (enfin) un [sic] alternative ni droite ni gauche dans le paysage. #Merci » et, dans un Tweet du 15 mai 2017, il prodiguait ses encouragement à Edouard Philippe, premier ministre nouvellement nommé, « qui donnera le #LA de cette nouvelle partition nationale. Qu’elle soit au service de l’harmonie et de la cohésion sociale ».

Il y a une certaine logique dans ce contentement affiché, car après tout ils sont tous trois young leaders,  lauréats d’organismes étatsuniens qui « incarnent le dialogue transatlantique »[3] et adoubent de jeunes profils « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines ». Ils sont soutenus par les mêmes réseaux atlantistes, vecteurs de la stratégie d’influence américaine, qui mettent en orbite une prometteuse élite dont la mission est l’implantation de politiques « pro-business », en passant notamment du public au privé et vice versa[4]. Il leur faut « démoder » le vieux monde et réussir le « changement systémique », en affaiblissant, puis en démantelant la spécificité française, politique, culturelle et sociale. Faut-il s’étonner que les gouvernements Philippe, Castex et Borne comptent dans leurs rangs plusieurs young leaders, tout comme les « mouvements » et initiatives de Samuel Grzybowski  sont des nids à Ashoka fellows ? Rien de tel que les références communes, les objectifs partagés et la compréhension implicite !

Le lien entre Samuel Grzybowski et Emmanuel Macron, c’est aussi Jean-Marc Borello, Ashoka fellow, directeur du groupe SOS, une autre galaxie de l’entreprenariat social, et fondateur du Mouvement Impact France, dont Samuel Grzybowski est secrétaire national.  Car Monsieur Borello a une vie parallèle : il co-fonde le mouvement « En Marche ! », une start-up from scratch[5] lancée en avril 2016 par Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Il s’engage aux côtés du candidat à l’élection présidentielle en tant que Délégué national du mouvement et membre de la Commission Nationale d’Investiture pendant les campagnes présidentielles et législatives. Depuis 2020, Il est délégué général adjoint de « La République En Marche », en charge de l’engagement citoyen[6]. Un poste stratégique assurément, pour celui qui a eu Emmanuel Macron pour élève à Sciences Po.

Mais revenons à gauche, puisque Samuel Grzybowski s’en revendique. L’aventure politique de la « démocratie d’initiative et d’interpellation citoyenne » commence, pour lui et ses amis, en 2020 et se termine, pour le moment, en 2022 avec « La Primaire populaire ».

Une brève chronologie est utile pour s’y retrouver. En octobre 2020, des « entrepreneurs sociaux et des militants écologistes, féministes et antiracistes » organisent la « Rencontre des Justices » à Marseille. De cette initiative naissent un programme politique (Les Objectifs des Justices) avec la volonté de refonder la gauche à l’occasion des élections présidentielle et législatives de 2022. Le collectif « Rencontre des Justices » crée l’association « 2022 ou jamais », qui lance, en mai 2021, « La Primaire Populaire », processus déroulé jusqu’à fin janvier 2022 avec la désignation d’un candidat de gauche de « rassemblement » à l’élection présidentielle de 2022. Samuel Grzybowski joue un rôle central dans cette chaîne d’initiatives.

La « Rencontre des Justices » [7]

Le 30 juillet 2020, Mediapart publie un « Appel pour une Rencontre des Justices, sociale et environnementale »[8], par lequel « les mouvements sociaux et environnementaux sonnent l’alerte »[9]appelant « les forces sociales et écologiques du militantisme et de l’entrepreneuriat » à la mobilisation. La « Rencontre des Justices » (RDJ) a lieu du 16 au 18 octobre 2020. Elle s’auto-définit ainsi : « C’est un chantier hybride et sans précédent : la réconciliation de l’activisme et de l’entreprenariat social ; l’union de la solidarité et de l’écologie » […], « visant à réconcilier à la fois l’urgence environnementale avec les urgences sociales ». C’est « un mouvement de réflexion, de solutions et de pression, issu de la société civile » […] « un mouvement ouvert et apartisan, capable de s’adresser à toutes les générations, à toutes celles et ceux qui pensent que les luttes pour l’écologie, la justice sociale, l’égalité de genre, contre le racisme et les discriminations doivent être liées ». Dont acte.

Qui est aux manettes ?

Dans la liste des 177 signataires de l’Appel pour une Rencontre des Justices, sociale et environnementale publié dans Mediapart, des entrepreneurs sociaux, des membres de collectifs anticapitalistes, des activistes climatiques, des défenseurs du bien-être animal, des membres de mouvements de désobéissance civile, des « startupeurs » de projets coopératifs, des militants décoloniaux, écologistes, antispécistes, néo-féministes, « antisystème », etc.

Parmi les signataires, des noms connus de nous, ceux des entrepreneurs sociaux membres ou proches du réseau américain de social business Ashoka : Samuel Grzybowski bien sûr, Alice Barbe (Fondatrice de Singa), Eva Sadoun (Lita, Mouves), Matthieu Dardaillon (Ticket for Change), Saïd Hammouche (Mozaïk RH), Sarah Zouak (Lallab), Stéphane de Freitas (La coopérative Indigo, Eloquentia), Victor Grèzes (Convivencia Conseil), Radia Bakkouch (Coexister France). On est en milieu familier : celui des fondations américaines qui installent des fellows et autres young leaders dans le paysage social d’abord, politique ensuite.

Il y a aussi, dans l’Appel pour une Rencontre des Justices, des noms que nous n’avons pas rencontrés jusqu’ici : Amal Bentounsi, Fatima Ezzahra Benomar, Taous Hammouti, représentant les associations « Urgence Notre Police Assassine », « Les Effronté-es », « Alliance Citoyenne », dont les positions et actions font régulièrement la Une des journaux. Et encore deux stars des podcasts, qui fascinent les jeunes générations ouvertes aux thèses racialistes et néo-féministes : Grace Ly, animatrice avec Rokhaya Diallo du podcast « Kiffe ta race » et Lauren Bastide, animatrice des podcasts néo-féministes, « politiques et intimes », « Nouvelles Écoutes » et « La Poudre »[10].

La « Rencontre des justices » est menée par près de « 400 jeunes activistes et entrepreneur·e·s de toutes les causes ». Parmi les contributeurs et contributrices, « 39 missionnés et missionnées » sont désignés par les participants de La Rencontre des Justices pour rédiger deux documents, publiés le 8 décembre 2020 : d’une part « Les 30 Objectifs des Justices. L’ordre du jour de la décennie », le programme politique du mouvement, et d’autre part « La Méthode pour gagner ». La liste des 39 ne réserve aucune surprise : les mêmes profils pour les mêmes causes. Samuel Grzybowski est toujours là ; Mathilde Imer (Démocratie Ouverte, Convention Citoyenne Climat) fait son entrée en scène. On retrouve Lallab, l’association que Samuel Grzybowski a distinguée en 2016, également signataire de l’Appel. Et on note avec intérêt la présence de Fatima Khemilat, doctorante à Sciences Po Aix et à l’Université de Berkeley, « chercheuse en sociologie des musulman-e-s », spécialiste de l’islam en France à travers les questions de genre, de visibilité dans l’espace public, de politiques publiques, de vote musulman et de féminisme islamique. Engagée dans la mouvance décoloniale et intersectionnelle, elle était animatrice de l’émission « Contrefeux » du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), dissout en 2020.

Maintenant que nous connaissons tout ce beau monde, essayons de décoder le projet politique, dans sa forme et son contenu.

« Nous voulons respirer » : c’est le titre du programme « Les 30 objectifs des Justices ». Les 30 objectifs  (économiques, sociaux, climatiques, démocratiques) se déclinent en 130 « victoires basculantes » pour les dix ans à venir. La radicalité est au programme et la « décennie de la bascule » est celle des interdits. Ils s’égrènent page après page : supprimer, interdire, stopper, pénaliser, sanctionner, annuler, limiter drastiquement, abroger, condamner, mettre fin, lutter contre, empêcher, restreindre, etc. La chasse aux discriminations (de sexe, de genre, de race, de religion, de classe) est présente à chaque page. L’impératif du bien règne en maître.

Le programme est cependant, sans conteste, un programme de gauche, proche de celui de Jean-Luc Mélenchon[11]. Mais il est truffé des positions extrémistes des « effaceurs »[12] et des « éveillés »[13] américains, biberonnés à l’intersectionnalité. Rien de tel que des exemples de « victoires basculantes » pour nous éclairer. En vrac :

02.2 (thème Santé) : « Former le personnel médical/hospitalier au consentement, contre les violences médicales, gynécologiques et obstétricales qui touchent principalement des personnes racisées et multi-minorisées, migrant·es, sans-papiers, trans, etc. et à l’accompagnement des victimes. »

08.4 (thème Urbanisme) : « Instaurer le droit à la ville pour toutes et tous  […]  et notamment  […] renommer les noms des rues, lieux publics, monuments pour les féminiser et les décoloniser. »

09.2 (thème Consommation) : « Pénaliser le greenwashing »[14] et « Interdire toute forme de discrimination véhiculée par la publicité (sexisme, racisme, LGBTphobie, validisme, grossophobie, agisme…) ».

Sans oublier, dans un autre genre, 27.1 (thème Démocratie et République) : « Créer une assemblée citoyenne de la participation citoyenne et du long terme (ayant un droit de veto suspensif vis à vis de l’Assemblée Nationale et du Sénat) ». Il faut assurément oser !

Attardons-nous sur les « victoires basculantes » du thème « Laïcité et convictions » (ODJ N°18). Le programme ne cache aucunement ses intentions : il s’agit de dévoyer la laïcité pour la remplacer par une cohabitation interreligieuse, dans les faits et la loi. Au menu, création d’une discipline d’enseignement des faits religieux, réduction de la laïcité à la liberté religieuse et à l’égalité des cultes, vote d’une contre-loi citoyenne pour la cohésion de la société face au séparatisme raciste, le tout sous la protection de l’Observatoire de la Laïcité (c’était avant son abrogation), « chargé de faire la lumière sur ce qu’est la laïcité, par opposition aux dérives laïcistes qui la dévoient ». On reconnaît bien là la patte de Samuel Grzybowski ! C’est un exercice de style politico-religieux dont il a l’habitude !

Et aussi sur « les victoires basculantes » de l’Education nationale (ODJ N°13). La destruction de l’enseignement continue, digne des pédagogistes de la grande époque des années 1970-2000, qui avaient transformé l’école « lieu de savoir » en école « lieu de vie », avec une érosion progressive de la transmission des connaissances.  Ici, bien sûr, aucune référence aux savoirs et à la formation des citoyens, ni à une école qui instruit, mais la nécessité « de valoriser la pratique », « d’intégrer les récits anticoloniaux », « d’éduquer au respect, au consentement, aux violences sexistes et sexuelles, se concluant par l’obtention d’une « attestation non-violence ». Quant aux enseignants, il faut les « former de façon obligatoire aux différentes pédagogies, notamment alternatives, à la co-recherche, à l’éducation populaire et à la lutte contre les discriminations ».

Assurément un changement de monde avec « ce programme commun impulsé par la société civile » ! Mais, pour « démoder » l’ancien monde, il faut un discours et une méthode.

Un discours pour « réenchanter la politique », avec une nouvelle « parole » déconsidérant la parole politique d’avant, qualifiée de normative et permissive et qui «  autorise les pires instincts à s’exprimer avec une liberté qui porte atteinte à celle des autres, à celle des minorités ». « Nous voulons respirer », disent-ils sans craindre la grandiloquence. Toujours ce fâcheux penchant pour le storytelling et les phrases qui font rêver,cher à Samuel Grzybowski et ses amis !

Une « Méthode pour gagner ». Le collectif définit « trois scénarios méthodologiques pour créer un espace commun », à l’intention des acteurs (citoyens, société civile, partis) du « Bloc des justices » et un procédé de mobilisation :  « Afin que ces scénarios ne restent pas sur le papier, mais que l’un d’entre eux devienne réalité, des jeunes de plusieurs coalitions citoyennes sont en train de créer en parallèle un mouvement de mobilisation citoyenne massive, inspiré du Sunrise américain»[15] , cette organisation activiste créée en 2017, l’équivalent outre-Atlantique du mouvement Extinction Rébellion, qui promeut un « new deal écologique » et annonce la « révolution climatique ». Plus tard, dans la cadre de La Primaire populaire, Mathilde Imer dira : « On est souvent en contact avec eux, ils nous conseillent beaucoup, ils sont ravis d’être une source d’inspiration pour les autres »[16].

Qu’est-ce que ce « Bloc des Justices » ? Selon leurs termes, « c’est la nécessaire troisième voie entre un « Bloc Identitaire » (ou nationaliste) […] et un « Bloc Néolibéral » (ou productiviste) », […] « dans un arc étendu allant du Parti socialiste au Nouveau Parti Anticapitaliste ». Ils ajoutent : « Ce Bloc des Justices transcende le clivage gauche-droite et propose une société radicalement juste et égalitaire, entre les humains, et vis-à-vis du vivant qui l’entoure et dont il fait partie. »  L’objectif final est de « faire émerger un candidat unique défendant les valeurs sociales, écologiques et démocratiques » pour l’élection présidentielle de 2022, mais aux conditions édictées par la Rencontre des Justices et avec des méthodes nouvelles de mobilisation importées d’outre-Atlantique.

Fin de l’acte 1.

Dans l’épisode 5, on verra Samuel Grzybowski prendre la lumière sous les projecteurs de La Primaire populaire. Valse des candidats, couacs médiatiques, fiasco Taubira, le tout dans la plus complète confusion et avec un Samuel Grzybowski à côté de la plaque. Les mêmes acteurs et réseaux sont aux manettes. Mais il n’y a pas que les pro-Américains à bord de La Primaire populaire, il n’y a aussi les pro-hijab et les indigénistes qui trouvent leur compte dans le communautarisme défendu par les pro-Américains.


[1] Fraternité radicale, p.215

[2] https://www.nouvelobs.com/tribunes/20210730.OBS47063/presidentielle-2022-178-elus-de-gauche-et-ecologistes-appellent-a-une-primaire-populaire.html 

[3] Samuel Grzybowski, on l’a vu précédemment,  est emerging young leader du Département d’Etat américain et Ashoka Fellow ; E. Macron et E. Philippe sont young leaders de la French-American Foundation https://french-american.org/programmes/young-leaders/ La French-American Foundation France est une organisation qui se consacre à renforcer les liens entre la France et les États-Unis. Fondée en 1976, elle se donne pour objectif d’encourager un dialogue actif entre les deux pays. L’une de ses activités principales est l’organisation de séminaires pour des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance ou de la presse « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines ». E. Macron est également Young Global Leader (YGL), distingué par le Forum économique mondial. Il fait partie de la promotion 2016 des 121 «hommes et femmes de moins de 40 ans, scientifiques, chefs de gouvernement, futurs chefs d’entreprise, activistes sociaux qui façonnent la politique, la société et le monde qui les entourent». https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/03/16/20002-20160316ARTFIG00109-emmanuel-macron-promu-young-global-leader-2016-par-le-forum-de-davos.php. Maelle Gavet a été également nommée Young Global Leader en 2016 par le WEF. Elle est depuis janvier 2021 Chief Operating Officer de Techstars, “ an operational investor supporting you on your entrepreneurial journey from idea to building the most successful business possible!”. Techstars, un autre puissant acteur du soft power américain. https://www.techstars.com/.

[4] https://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/QUATREPOINT/56762

[5] start-up from scratch, à savoir une « start up partie de rien », un parti sans programme politique. https://www.lepoint.fr/presidentielle/emmanuel-macron-le-produit-de-l-annee-15-02-2017-2104975_3121.php

[6] https://en-marche.fr/le-mouvement/notre-organisation/jean-marc-borello

[7] https://rencontrejustices.org/ . A la date où est publiée cette enquête sur le site https://unitelaique.org/  (juin-août 2022), le site web de La Rencontre des justices n’est plus accessible. Les pages Facebook et le fil Twitter sont en revanche toujours ouverts, mais inactifs. Au nom de sa mission de dépôt légal, la Bibliothèque nationale de France a collecté le site rencontrejustices.org/ et le conserve au sein des Archives de l’internet, qui sont consultables sur place à la BnF et dans toutes les bibliothèques régionales de dépôt légal partenaires. https://www.bnf.fr/fr/annuaire-des-poles-associes-de-depot-legal-imprimeur.

[8] https://blogs.mediapart.fr/la-rencontre-des-justices/blog/300720/appel-pour-une-rencontre-des-justices-sociale-et-environnementale

[9] « De Nuit debout en 2016 aux marches contre le racisme et les violences policières massives ces dernières semaines, les mouvements sociaux et environnementaux sonnent l’alerte. Ils créent une mobilisation croissante et enthousiaste, mais se confrontent à la surdité et à la répression de nos gouvernants. Face à cette inertie, l’énergie de celles et ceux qui luttent force le respect : les Gilets Jaunes ; les grèves, marches et actions de désobéissance civile pour le climat avec souvent les jeunes en première ligne ; les marches féministes comme les collages contre les féminicides ; tous les rassemblements et actions contre les maux qui gangrènent le vivre ensemble : islamophobie, antisémitisme, sexisme, homophobie, LGBTQI+phobie, validisme, grossophobie, violences policières, recul des solidarités via le démantèlement de l’hôpital public ou la réforme des retraites ; les luttes des travailleuses et travailleurs opprimés : femmes de ménage de l’hôtel Ibis, travailleuses et travailleurs du sexe, les Gilets noirs des sans-papiers, et tant d’autres encore sans voix dans cette société. »

[10] https://www.marianne.net/societe/medias/des-podcasts-feministes-accuses-de-capitaliser-sur-le-dos-des-femmes

[11] https://melenchon2022.fr/les-ordres-du-jour-des-rencontres-des-justices/ . Les 30 objectifs de Justice ont été analysés par La France Insoumise et comparés au programme L’Avenir en commun. Cette analyse est particulièrement éclairante.

[12] La culture de l’effacement, de l’annulation ou du bannissement (en anglais,  cancel culture »), est une pratique apparue aux États-Unis consistant à dénoncer publiquement, en vue de leur ostracisation, des individus, groupes ou institutions responsables d’actes, de comportements ou de propos perçus comme inadmissibles par un autre groupe. Elle peut être interprétée comme une forme d’auto-justice, condamnant de facto des individus sans procédure légale et sans motif autre que l’appréciation générale d’un groupe. @Wikipedia. On peut y voir une sorte de continuation, avec les moyens du 21ème siècle, de l’action des ligues de vertu bigotes qui traversent l’Amérique aux siècles précédents.

[13] « Eveillé » est la traduction française du terme américain woke, qui désigne le fait d’être conscient des problèmes liés à la justice sociale et à l’égalité raciale. Ces courants regroupent le mouvement Black Lives Matter et des formes connexes d’antiracisme, les marches pour le climat2 ainsi que des campagnes sur les questions relatives à la condition féminine (comme le mouvement #MeToo) et aux droits LGBT. L’expression « capitalisme éveillé » (woke capitalism) est utilisée pour décrire les entreprises qui ont exprimé leur soutien à ce type de causes @Wikipédia

[14] Voir Episode 3

[15] https://www.sunrisemovement.org/fr/about/

[16] https://www.liberation.fr/politique/le-mouvement-sunrise-inspiration-americaine-de-la-primaire-populaire-20220128_XE2XNQQHVRDURCVVW4AU57XYCM/