Le racisme frappe encore
Le vendredi 23 octobre à Trappes, un individu a commis un acte terroriste raciste, tuant une personne et en blessant plusieurs, y compris une jeune fille de douze ans aujourd’hui entre la vie et la mort.
Depuis Goldenberg, Copernic, Ozar Hatorah ou l’Hyper Casher, l’antisémitisme tue depuis plus de quarante ans en France. Hier le racisme, l’autre face de cette même pièce qu’est la haine de l’autre, a encore frappé notre pays. Cet attentat contre des personnes en raison de leur couleur de peau ou de leur complexion, s’ajoute à celui commis en 2025 lorsque Hichem Miraoui fut abattu par son voisin pour la même raison.
A l’heure de toutes les confusions relativistes et de tous les excès d’une guerre du récit qui fait rage, « il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit » comme nous y invite Charles Péguy.
Les actes racistes et antisémites ont connu, de manière spectaculaire pour les seconds, une flambée terrible en quelques années, tous attisés par des discours de haine que les extrêmes manipulent à l’envi en fonction de leur calendrier électoraliste. L’agenda identitaire prôné tant par l’extrême- droite que par l’extrême-gauche, émiettant notre société en segments basés sur les origines ou la religion, vient heurter frontalement notre édifice républicain et ne peut que mener au déchaînement des tensions. Jusqu’au pire.
Notre République a su rester unie dans les moments les plus terribles auxquels elle a été confrontée depuis des années. Notre communauté nationale a su rester indivisible face aux périls que les extrêmes lui font courir. Cette communauté nationale, faite de citoyens égaux entre eux, ne différencie ni leur couleur de peau, ni leurs origines, ni leurs convictions, qu’elles soient religieuses ou philosophiques. A chaque attentat terroriste, ce sont des citoyens français qui sont frappés, c’est la France toute entière qui est endeuillée.
Cette boussole universaliste, au cœur de la République indivisible, démocratique, laïque et sociale, doit être celle des élus qui ne doivent en aucun cas succomber à la tentation d’une vision communautariste de notre société. A quelques mois des élections présidentielles et dans un climat social profondément dégradé, il est de notre devoir de citoyen de dénoncer et combattre toujours le racisme et l’antisémitisme.
