Unité Laïque
Le cas Samuel Grzybowski -Épisode 6

Portrait d’un young leader,
révélateur de l’offensive religieuse, communautariste et anti-républicaine

LES ENQUETES D’UNITE LAIQUE #1

Par ALINE GIRARD
Secrétaire générale d’Unité laïque
Juin 2022

Avertissement Copyright

Épisode 1 Le façonnage d’un emerging young leader. La nébuleuse Grzybowski
Épisode 2                    Missionnaire ad majorem Dei gloriam
Épisode 3                    Ambassadeur du soft power américain
Épisode 4                    Les premiers pas en politique
Épisode 5                    La Primaire populaire
Épisode 6                    Samuel Grzybowski, un révélateur   

ÉPISODE 6 – Samuel Grzybowski, un révélateur

Où il faut considérer Samuel Grzybowski comme le révélateur d’un « étrangement » à la République, à ses principes et ses valeurs, comme le marqueur d’une attirance-soumission consciente et inconsciente au modèle américain de société, mais aussi comme l’individu-témoin d’une génération individualiste et charitable convaincue que social business et care sont les synonymes de solidarité et de fraternité et que le « collectif » remplace le peuple souverain dans ses droits et ses pouvoirs.

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Le cas Samuel Grzybowski -Épisode 5

Portrait d’un young leader,
révélateur de l’offensive religieuse, communautariste et anti-républicaine

LES ENQUETES D’UNITE LAIQUE #1

Par ALINE GIRARD
Secrétaire générale d’Unité laïque
Juin 2022

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Épisode 1 Le façonnage d’un emerging young leader. La nébuleuse Grzybowski
Épisode 2                    Missionnaire ad majorem Dei gloriam
Épisode 3                    Ambassadeur du soft power américain
Épisode 4                    Les premiers pas en politique
Épisode 5                    La Primaire populaire
Épisode 6                    Samuel Grzybowski, un révélateur   


Épisode 5                    La Primaire populaire

Où Samuel Grzybowski prend la lumière sous les projecteurs de La Primaire populaire. Valse des candidats, couacs médiatiques, fiasco Taubira, le tout dans la plus complète confusion et avec un Samuel Grzybowski à côté de la plaque. Les mêmes acteurs et réseaux sont aux manettes. Mais il n’y a pas que les pro-Américains à bord de La Primaire populaire, il n’y a aussi les pro-hijab et les indigénistes qui trouvent leur compte dans le communautarisme défendu par les pro-Américains.

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Le Cas Samuel Grzybowski – Episode 4

Portrait d’un young leader,
révélateur de l’offensive religieuse, communautariste et anti-républicaine

LES ENQUETES D’UNITE LAIQUE #1

Par ALINE GIRARD
Secrétaire générale d’Unité laïque
Juin 2022

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Épisode 1                    Le façonnage d’un emerging young leader. La nébuleuse Grzybowski
Épisode 2                    Missionnaire ad majorem Dei gloriam
Épisode 3                    Ambassadeur du soft power américain
Épisode 4                    Les premiers pas en politique
Épisode 5                    La Primaire populaire
Épisode 6                    Samuel Grzybowski, un révélateur                

EPISODE 4 – Les premiers pas en politique.

Où Samuel Grzybowski fait son entrée sur la scène politique, toujours entouré de ses amis fellows et young leaders et où on le voit s’investir dans la « Rencontre des Justices ». Leur slogan : « Nous voulons respirer », avec un programme certes de gauche sociale, mais surtout truffé des positions extrémistes des « effaceurs » et des « éveillés » américains, biberonnés à l’intersectionnalité et à l’identitarisme communautaire.

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Le Cas Samuel Grzybowski – Episode 3

Portrait d’un young leader,
révélateur de l’offensive religieuse, communautariste et anti-républicaine

LES ENQUETES D’UNITE LAIQUE #1

Par ALINE GIRARD
Secrétaire générale d’Unité laïque
Juin 2022

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Épisode 1                    Le façonnage d’un emerging young leader. La nébuleuse Grzybowski
Épisode 2                    Missionnaire ad majorem Dei gloriam
Épisode 3                    Ambassadeur du soft power américain
Épisode 4                    Les premiers pas en politique
Épisode 5                    La Primaire populaire
Épisode 6                    Samuel Grzybowski, un révélateur                

EPISODE 3 – Ambassadeur du soft power américain

Où l’on retrouve Samuel Grzybowski entouré de vertueux entrepreneurs sociaux à l’américaine soutenus par la fondation philanthropique Ashoka, qui sont les agents d’une nouvelle narration du monde où les valeurs chrétiennes de l’amour du prochain et de la sollicitude règnent en maîtres et sont les vecteurs d’un tournant néo-libéral radical et d’une nouvelle politique d’influence américaine.

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Le Cas Samuel Grzybowski – Episode 2

Portrait d’un young leader,
révélateur de l’offensive religieuse, communautariste et anti-républicaine

LES ENQUETES D’UNITE LAIQUE #1

Par ALINE GIRARD
Secrétaire générale d’Unité laïque
Juin 2022

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Samuel Grzybowski aime prendre la lumière et sait braquer les projecteurs sur lui. Depuis janvier 2009, date à laquelle il fonde à 16 ans Coexister, il est sur le devant de la scène. Sa position dans « La primaire populaire » de la gauche en janvier 2022 l’a rendu à nouveau très visible. A trente ans, il a déjà une vie bien remplie.

Qui est Samuel Grzybowski ? Quel est son parcours ? Quelles sont les causes qu’il défend ? Mais surtout quels intérêts sert-il et de quoi est-il le révélateur ?

Au-delà du cas Grzybowski, l’enquête d’Aline GIRARD fait apparaître sous une lumière crue l’ampleur et la profondeur de l’influence religieuse, communautariste et néolibérale en France. Elle dévoile la stratégie de puissants réseaux d’influence, relais efficaces d’un soft power américain omniprésent. L’objectif de l’offensive en cours est clair : par le biais de la coexistence interconfessionnelle, du community organizing et de l’entreprenariat social à la mode néolibérale, il s’agit de démoder et de liquider le modèle républicain et laïque français.

Cette enquête très documentée et précisément sourcée est indispensable pour qui veut comprendre les ressorts, les mécanismes et les enjeux des menées anti-laïques et anti-républicaines en France en 2022.

Unité laïque publiera le texte d’Aline GIRARD en 6 livraisons hebdomadaires, chaque lundi, entre le 27 juin et le 1er août 2022.

Épisode 1                    Le façonnage d’un emerging young leader. La nébuleuse Grzybowski
Épisode 2                    Missionnaire ad majorem Dei gloriam
Épisode 3                    Ambassadeur du soft power américain
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Épisode 6                    Samuel Grzybowski, un révélateur                

EPISODE 2 Missionnaire ad majorem Dei gloriam[1]

Où l’on suit Samuel Grzybowski, homme de foi, dans son œuvre de promotion de la religion à l’école, dans sa lutte contre la laïcité et l’universalisme et dans ses rapports douteux avec l’islam radical. Le tout pour « la plus grande gloire de Dieu » et avec la bénédiction de l’Observatoire de la laïcité et de quelques autres.

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Le cas Samuel Grzybowski – Episode 1

Portrait d’un young leader,
révélateur de l’offensive religieuse, communautariste et anti-républicaine

LES ENQUETES D’UNITE LAIQUE #1

Par ALINE GIRARD
Secrétaire générale d’Unité laïque
Juin 2022

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Samuel Grzybowski aime prendre la lumière et sait braquer les projecteurs sur lui. Depuis janvier 2009, date à laquelle il fonde à 16 ans Coexister, il est sur le devant de la scène. Sa position dans « La primaire populaire » de la gauche en janvier 2022 l’a rendu à nouveau très visible. A trente ans, il a déjà une vie bien remplie.

Qui est Samuel Grzybowski ? Quel est son parcours ? Quelles sont les causes qu’il défend ? Mais surtout quels intérêts sert-il et de quoi est-il le révélateur ?

Au-delà du cas Grzybowski, l’enquête d’Aline GIRARD fait apparaître sous une lumière crue l’ampleur et la profondeur de l’influence religieuse, communautariste et néolibérale en France. Elle dévoile la stratégie de puissants réseaux d’influence, relais efficaces d’un soft power américain omniprésent. L’objectif de l’offensive en cours est clair : par le biais de la coexistence interconfessionnelle, du community organizing et de l’entreprenariat social à la mode néolibérale, il s’agit de démoder et de liquider le modèle républicain et laïque français.

Cette enquête très documentée et précisément sourcée est indispensable pour qui veut comprendre les ressorts, les mécanismes et les enjeux des menées anti-laïques et anti-républicaines en France en 2022.

Unité laïque publiera le texte d’Aline GIRARD en 6 livraisons hebdomadaires, chaque lundi, entre le 27 juin et le 1er août 2022.

Épisode 1                    Le façonnage d’un emerging young leader. La nébuleuse Grzybowski.
Épisode 2                    Missionnaire ad majorem dei gloriam
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Épisode 5                    La Primaire populaire
Épisode 6                    Samuel Grzybowski, un révélateur                 

EPISODE 1Le façonnage d’un emerging young leader. La nébuleuse Grzybowski.

Où l’on fait connaissance avec Samuel Grzybowski, Ashoka fellow et emerging young leader façonné par des fondations philanthropiques multiculturalistes, raconteur d’histoires de talent, à travers ses engagements religieux et ses entreprises au service de la coexistence interconfessionnelle, de la diversité identitaire et convictionnelle.

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Nos adhérents prennent la parole !

De la pantoufle de vair au plafond de verre, désir d’émancipation – De l’émancipation à l’obscurantisme, altération.

par Michèle Gautard

Chacun forge et fonde ses croyances avec une liberté absolue de conscience. Ce qui est légitime et naturel en démocratie. Mais le mot liberté ne doit pas être usurpé et altéré, comme tente de le faire des minorités qui veulent imposer arbitrairement leurs visions dogmatiques à l’ensemble de la cité. Une cité dont les lois communes préservent les fondations de cette démocratie et garantissent les libertés de tout un chacun, à commencer par la loi de 1905.

S’il est important et crucial de vivre ensemble dans le respect de nos différences et de nos croyances, aucune de ces différences et croyances ne doit être à l’ensemble imposée.

La France est le pays des droits de l’homme, de la démocratie, des libertés et de la laïcité. Mais lentement, tous ces acquis deviennent le terrain d’un jeu politique de communautés qui veulent transformer et annexer l’espace public laïque, en distillant leurs croyances au détriment de l’histoire démocratique collective. Une histoire qui s’est construite au fil de luttes pour que la République soit une et indivisible, en laissant à chacun sa liberté de croyance ou de non croyance.

La liberté… Beaucoup sont morts pour elle. Un héritage à préserver.

Mais pourquoi rappeler ce qui semble une évidence ?

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Les républicains laïques pro-Macron, grands perdants de sa réélection

Signaux contradictoires

Par Hadrien Mathoux

Publié le 27/05/2022 dans Marianne
Les républicains laïques pro-Macron, grands perdants de sa réélection (marianne.net)

Avec une contribution de Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque, interviewé et cité par Hadrien Mathoux dans cet article.

Ils avaient choisi de soutenir le président : les milieux laïques n’ont obtenu ni circonscription aux législatives ni ministère dans un gouvernement marqué par la nomination de Pap Ndiaye, supposé éloigné de leurs positions. Et si le tournant républicain du premier quinquennat n’avait été qu’un leurre ?

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Avril 2022 : élection présidentielle, Ramadan, Pâques, Pessah. La grande braderie de la laïcité

Par Jean-Pierre Sakoun,
Président d’Unité Laïque
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Tribune publiée dans Marianne le 12 mai 2022
« En ce mois d’avril 2022, la laïcité a été particulièrement maltraitée » (marianne.net)

Le printemps 2022 a vu la conjonction inhabituelle de l’élection présidentielle et de trois des plus importantes fêtes des grandes religions monothéistes, le Ramadan, les Pâques catholiques et la Pâque juive, Pessah.

Cette année, la question laïque a souvent été au cœur des débats du fait de la montée en puissance de la revendication séparatiste de l’islam politique. Le spectacle navrant auquel il nous a été donné d’assister à cette occasion nous laisse sans voix et signale le progrès de la pression religieuse, de quinquennat en quinquennat.

D’un côté un mouvement politique se voulant de gauche qui, malgré les opinions laïques naguère  revendiquées par son président, a désormais jeté toute retenue et toute pudeur aux orties pour aller flatter les pires tendances communautaristes de l’islamisme. Ce mouvement trahit ainsi non seulement la République, mais aussi et surtout tous nos concitoyens de culture ou de religion musulmane qui demandent depuis des années notre soutien pour s’émanciper du joug patriarcal, obscurantiste et menaçant de l’islam radical.

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Le burqini à Grenoble, négation des Lumières, trahison de la République.

« Déclarée grande cause du quinquennat du président de la République, l’égalité entre les femmes et les hommes mobilise aujourd’hui l’ensemble du Gouvernement et s’inscrit dans une stratégie forte et ambitieuse. »
Le porte-parole du gouvernement.

« Je dédie cette nomination à toutes les petites filles. » « Rien ne doit faire cesser le combat pour la place des femmes dans notre société. »
Elisabeth Borne,  Premier ministre.

« Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques, nous vous dominerons. »
Youssef al-Qaradâwî, référence théologique des Frères musulmans.

Lundi 16 mai 2022, le maire de Grenoble, soutenu par un groupe d’élus aux ordres ou pire encore, convaincus de l’impérieuse urgence de cacher le corps des femmes, a fait voter une de ces délibérations qui couvrent d’infâmie leurs porteurs et qui souillent les collectivités qui les adoptent.

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Unité Laïque est en pointe dans le combat contre la régression de la liberté des femmes à Grenoble.
avec l’aimable soutien de Xavier Gorce
avec l’aimable soutien de Xavier Gorce

Les piscines grenobloises verront-elles la liberté et l’égalité des femmes se noyer sous la pression du patriarcat, du sexisme et de l’intégrisme obscurantiste ?

Unité laïque a adressé une lettre ouverte aux conseillers municipaux de Grenoble, aux conseillers départementaux de l’Isère, aux conseillers régionaux AURA et à près de 200 parlementaires.

Notre initiative a été rapidement relayée par la presse, dans l’hebdomadaire Franc-Tireur et dans La Dauphiné libéré.

Unité laïque organise une conférence de presse le vendredi 13 mai à Grenoble, qui  réunira

  • Djemila Benhabib, militante laïque, directrice du Centre d’Action Laïque de Bruxelles,
  • Naëm Bestandji, militant féministe et laïque, essayiste, parfait connaisseur de la situation grenobloise,
  • Michèle Vianès, présidente de l’ONG Regards de Femmes,
  • Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque.

Une invitée surprise, emblème du féminisme universaliste et du combat contre l’intégrisme islamiste sera parmi nous.

Pour en savoir plus :
jpsakoun-president@unitelaique.org

Les piscines grenobloises verront-elles l’égalité entre les femmes et les hommes et la liberté des femmes boire la tasse ?

Comme nous l’avons déjà dénoncé à plusieurs reprises, l’action opiniâtre du groupe intégriste radical « Alliance citoyenne », le si mal nommé, risque d’aboutir bientôt, avec le soutien actif du maire de Grenoble, dont on connaît depuis longtemps les positions antilaïques, antirépublicaines et furieusement concordataires.

Appel citoyen, républicain et laïque « Tous à poils dans les piscines de Grenoble » – Unité Laïque (unitelaique.org)

« Il y a sur notre territoire, un petit Pakistan situé dans cette bonne ville de Grenoble. » – Unité Laïque (unitelaique.org)

De quoi Eric Piolle est-il le nom ? – Unité Laïque (unitelaique.org)

Unité Laïque a décidé de prendre toute sa place dans le combat essentiel pour la liberté et l’égalité des femmes, qui se livre aujourd’hui à Grenoble mais qui, soyons-en sûrs, est observé dans tout le pays et même au-delà.

Voici un extrait de la lettre ouverte envoyée ce jour aux élus municipaux de Grenoble, avec copie aux élus de la métropole grenobloise, du conseil départemental, du conseil régional et à plusieurs centaines de parlementaires.

Le 3 mai 2022

Mesdames et Messieurs les élus de la ville de Grenoble,

Le combat du féminisme a marqué des générations politiques à Grenoble avec des personnalités emblématiques qui ont su œuvrer pour l’émancipation et la libération des femmes aussi bien dans la sphère privée que dans l’espace public. Aujourd’hui, le combat contre le patriarcat et le carcan qu’il impose aux femmes n’est pas achevé. Partout dans le monde, des femmes se battent, pour pouvoir étudier, travailler, vivre leur vie selon leurs désirs et échapper à l’invisibilité forcée et à la ségrégation qui leur sont imposées par les hommes. Cette invisibilité trouve toujours toutes les raisons de justifier l’injustifiable. La religion, la tradition, le poids de la culture, tout doit concourir à faire de la femme un objet qu’il faut cacher au désir prédateur de l’homme.

Vous allez dans les jours qui viennent devoir vous prononcer sur la modification du règlement des piscines municipales de la ville de Grenoble. Cette modification doit tout à la pression d’un groupe d’activistes dont le calendrier politique use et abuse d’éléments de langage qui n’ont qu’un objectif : cacher celui qui, inavouable, consiste à attaquer de front l’égalité entre les femme et les homme.

Tous les arguments seront utilisés pour faire passer la décision de l’entrée du burqini dans les piscines municipales, religieux, culturels,  et même la liberté de choix… mais personne ne parlera de la pression exercée par quelques femmes, militantes intégristes, complices d’un projet politique rétrograde pour faire peser une pression inadmissible sur l’ensemble de la société et sur les femmes en priorité, sans même parler des jeunes filles et des petites filles demain.

La question qui vous est posée n’a rien à voir avec la simple question d’un vêtement, ou celle de l’hygiène en piscine mais bien de savoir ce que nous voulons construire comme société et de quelle manière ? La question qui vous est posée concerne l’ensemble de nos concitoyens, l’ensemble des femmes de notre pays et non pas un groupe seulement. Ces attaques sont bien, avant tout, des attaques contre le féminisme, contre l’égalité des genres, contre la liberté des femmes de disposer en conscience de leur corps, contre la visibilité de ceux-ci.

  • Il n’y a pas de liberté ni d’égalité lorsqu’on évoque un vêtement imposé aux femmes et nullement aux hommes.
  • Il n’y a pas de liberté ni d’égalité quand ce même vêtement et ses dérivés seraient « obligatoires » ou perçus comme tels pour assumer une identité au détriment du genre et de l’égalité des sexes.
  • Il n’y a pas de liberté ni d’égalité quand on demande aux femmes de cacher tout ou partie de leur corps aux yeux des hommes, et nullement l’inverse à ces mêmes hommes.
  • Il n’y a pas de liberté ni d’égalité quand on explique que la façon de se vêtir relèverait de textes qui imposent des interdits aux femmes, et nullement aux hommes.
  • Il n’y a pas de liberté ni d’égalité quand partout dans le monde, ces stratégies sous-tendent la volonté d’imposer « l’invisibilité » de la femme et son renvoi dans la seule sphère privée, et nullement la même démarche aux hommes…

Le soir du conseil municipal du 16 mai, votre décision aura des échos bien au-delà du Conseil Municipal de Grenoble, dans votre communauté urbaine, votre département, votre région, en France et hors de France.

C’est pourquoi, en vous remerciant de nous avoir consacré le temps de la lecture de cette lettre, nous vous demandons de rejeter toute modification du règlement des piscines municipales de la ville de Grenoble, qui ouvrirait le chemin au combat antiféministe et serait dangereuse pour la société dans son ensemble.

Nous vous assurons de nos salutations citoyennes et confiantes dans votre choix à venir.

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Naëm Bestandji nous parle du voilement des femmes, arme de guerre contre l’égalité entre femmes et hommes et contre la liberté.

Café Laïque
Le Chevalier de la Barre – Unité Laïque
Le 22 avril 2022

Certains thèmes, celui-ci n’en est pas le moindre, sont aujourd’hui confisqués voire détournés par des courants politiques extrémistes ; il est plus que nécessaire de s’en saisir en apportant un éclairage net pour ouvrir le champ du débat à une discussion de fond.

C’est tout le geste de Naëm Bestandji, militant féministe, laïque et universaliste, auteur du livre Le linceul du féminisme : caresser l’islamisme dans le sens du voile. Invité à venir expliquer et débattre toute la construction intellectuelle qui anime sa pensée, Naëm Bestandji a développé un propos apaisé, clair et engagé durant ce café laïque organisé le mercredi 20 avril 2022 à Paris par le Chevalier de la Barre et Unité Laïque.

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Les Hijabeuses, un moment décisif

Par Nathalie HEINICH

Sociologue

Membre de l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires, d’Unité laïque et du Comité Laïcité République

Anecdotique, cette histoire de footballeuses réclamant le droit à porter le voile en compétition ? Tout au contraire : autant que l’affaire des trois lycéennes voilées de Creil en 1989, elle constitue un moment décisif, surtout en période électorale.

Les faits

            Rappel des faits. La règle 50.2 de la Charte olympique impose la neutralité lors des compositions sportives afin que celles-ci soient protégées des divisions politiques ou religieuses. Pour la même raison la Fédération française de football interdit « tout signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale ». Or, en novembre, un collectif de footballeuses auto-proclamées « hijabeuses », constituées il y a deux ans en « syndicat de footballeuses musulmanes », a saisi le Conseil d’État pour faire abroger cet article. La demande a été rejetée mais elle continue d’être examinée sur le fond.

            Dans la deuxième semaine de février la question est revenue dans l’actualité, avec un amendement proposé par le Sénat qui interdirait le port du voile islamique dans les compétitions sportives : d’où protestations des adeptes de cette tenue – une manifestation des Hijabeuses a même été interdite pour risque de troubles à l’ordre public. Elles ont été soutenues par une tribune de footballeurs de haut niveau publiée le 9 février par Libération, ainsi que, paradoxalement, par la Ligue des droits de l’homme.

            On attend le vote des députés.

Un clivage majeur

L’importance politique de l’affaire se mesure à son pouvoir de clivage, non seulement entre sensibilités politiques mais à l’intérieur même des partis, et notamment au sein de la majorité présidentielle. Ainsi, le 10 février, la ministre déléguée à l’égalité hommes-femmes, Elisabeth Moreno, a estimé sur un plateau de télévision que les femmes « ont le droit de porter un voile islamique pour jouer ». Aussitôt après Gabriel Attal a déclaré que le Gouvernement ne partageait pas cette position, et le 15 février Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la citoyenneté, s’est également inscrite en faux contre les propos de sa consœur. Certains députés LREM ont eux aussi contredit Elisabeth Moreno en invoquant la nécessité de lutter contre les discriminations sexistes opérées et symbolisées par le voile. Ils ont été appuyés par divers collectifs laïques, notamment le Comité Laïcité République (https://www.laicite-republique.org/la-neutralite-religieuse-sur-les-terrains-de-foot-protege-rassemble-et-unit-clr.html) et l’association Unité laïque (https://unitelaique.org/index.php/2022/02/12/resistons-aux-exigences-islamistes-non-madame-la-ministre-le-port-de-signes-religieux-dans-une-enceinte-sportive-nest-pas-neutre/), qui ont publié des communiqués en ce sens les 11 et 12 février.

Le clivage s’est joué également à l’intérieur même du mouvement féministe : tandis qu’Alice Coffin, élue écologiste parisienne, appuyait les revendications des Hijabeuses, la Ligue du droit international des femmes (fondée par Simone de Beauvoir) protestait contre cette banalisation par le voile d’une forme d’« apartheid sexuel », et traitait même les Hijabeuses de « pleurnicheuses ». Au sein même du quotidien Libération les positions sont contrastées, puisque le journaliste Luc Le Vaillant, dans une chronique publiée le 14 février, affirmait que dans ce combat ce sont les défenseurs du voile qui sont de droite et ses contempteurs, les universalistes, qui incarnent la gauche…

Une question profondément politique

            D’aussi profonds clivages sont rares dans notre pays. Ils signalent à l’évidence un problème de fond, que les politiques feraient bien de prendre au sérieux.

            L’affaire en effet ressemble par bien des points à celle du foulard des lycéennes de Creil en 1989, dont nous comprenons rétrospectivement qu’elle a provoqué une faille profonde au sein de la gauche, entre ceux qui soutenaient le port du voile au nom des libertés individuelles et du « soutien aux musulmans stigmatisés », et ceux qui souhaitaient l’interdire au nom de la liberté de conscience, au nom de la liberté des musulmanes à se soustraire aux pressions communautaires, et au nom de l’égalité entre hommes et femmes dont le voile islamique représente l’antithèse. Ces derniers l’ont finalement emporté en obtenant en 2004 le vote de la loi interdisant le port de signes religieux à l’école. C’est donc ce combat qui se rejoue aujourd’hui, non plus à l’école mais sur les terrains de sport.

            Toutefois l’affaire n’est pas qu’une réplique de celle de Creil, car bien des choses ont changé depuis. Tout d’abord, nous avons à présent l’expérience des effets d’une législation contraignante : contrairement aux prédictions catastrophistes des pro-voiles, la loi n’a pas provoqué la déscolarisation massive des jeunes musulmanes – une poignée d’entre elles tout au plus ont dû suivre l’enseignement à distance. Prenons-en de la graine et ne tendons pas une oreille complaisante à ceux qui aujourd’hui prédisent la désertification des terrains de foot par les jeunes filles (lesquelles ont toujours la possibilité d’ôter leur voile en compétition, comme elles le font en entrant dans un établissement scolaire). 

Par ailleurs, depuis une génération la question des signes extérieurs d’appartenance à la religion musulmane a pris toute sa signification politique avec la spectaculaire montée en puissance des courants fondamentalistes de l’islam, du salafisme et des Frères musulmans, dont les spécialistes connaissent bien le travail d’entrisme destiné à imposer – aux musulmans plus encore qu’aux non-musulmans – une version politique de leur religion, dont les lois devraient selon eux l’emporter sur celles de la République. Il n’est que d’écouter les mises en garde des victimes de l’islamisme, tel l’écrivain algérien Kamel Daoud, pour comprendre à quel point la résistance s’impose.

Pour ne pas voir cela aujourd’hui, il faut soit l’aveuglement des idéologues, soit la naïveté de ceux qui se laissent effrayer par le chantage à l’islamophobie, soit la duplicité de ceux qui flirtent avec l’islamisme pour s’assurer un supplément d’électorat. Le voile sur les yeux vient couvrir, à tous les sens du terme, le voile sur les cheveux : aux cris des footballeuses qui réclament de pouvoir voiler leur chevelure répond en miroir l’acquiescement de ceux qui préfèrent se voiler la face pour ne pas voir le problème.

Un enjeu européen

            Le problème ? Nous le connaissons bien pourtant : le port du voile islamique peut bien, au niveau individuel, être revendiqué comme une affirmation de la liberté des femmes à afficher leur religion et à se vêtir comme bon leur semble ; il n’en reste pas moins qu’il met en cause la liberté des musulmanes de ne pas se voiler. Il exerce en effet, au niveau collectif, une normalisation de l’espace public, où les femmes non voilées deviennent les cibles d’un traitement stigmatisant : elles seraient forcément « impudiques », donc livrées aux agressions (oculaires, verbales voire physiques) de ceux pour qui une chevelure visible ne peut être qu’une incitation à la luxure. Par ailleurs le voile est aussi le symbole d’une conception inégalitaire de la relation entre hommes et femmes, qui nous fait régresser de plusieurs siècles. Enfin il instaure une dissociation visible entre ceux pour qui la religion doit faire l’objet d’une propagande, et ceux qui respectent la tradition française de discrétion dans l’affichage des signes d’appartenance religieuse, gage d’unité dans une même citoyenneté.

            C’est pourquoi ce serait une honte pour la France, pays des droits de l’homme, si elle en venait à céder au chantage à la soi-disant « islamophobie » dont sont coutumiers les propagandistes ou idiots utiles de l’islamisme et de son programme politique. Ce serait une honte pour la France si elle se faisait la complice de ceux qui tentent d’imposer dans l’espace public des pratiques qui sont à la fois contraires à la liberté de conscience et à la liberté de se soustraire aux pressions communautaires (libertés que des femmes, dans d’autres pays, payent parfois de leur vie), contraires à l’égalité hommes-femmes, et contraires à la fraternité, qui exige de mettre en avant ce qui nous rassemble au détriment de ce qui nous sépare.

Et ne croyons pas que cette question ne concerne que la France : il s’agit au contraire d’un enjeu mondial, tant l’islamisme a poussé ses ramifications dans maints pays occidentaux. Mais elle concerne avant tout notre pays car celui-ci, de par sa tradition républicaine, est aux avant-postes du combat universaliste consistant à n’accorder de droits qu’aux individus en tant que citoyens mais non pas en tant que membres de communautés, quelles qu’elles soient. Ce qui se joue donc sur ce terrain de football piégé, c’est le combat entre le modèle multi-culturaliste, très présent dans le monde anglo-saxon, et le modèle universaliste dont la France est le fer-de-lance – ce que savent bien d’ailleurs les islamistes, qui ont fait de notre pays la cible privilégiée de leurs manœuvres et de leurs attentats. C’est dire que le coup qui se joue ici est un coup historique.

Un peu de politique politicienne

Et pour ceux que ces grands principes ne suffiraient pas à convaincre, concluons par quelques réflexions tactiques à l’adresse des partis en présence lors des prochaines élections.

Je fais partie des nombreux (quoique pas toujours audibles) partisans d’une gauche républicaine, universaliste et laïque, qui ont pris conscience du danger islamiste et tentent de persuader leurs concitoyens – de toutes tendances mais surtout de gauche car la cécité y est plus développée – que ce combat nous concerne tous et doit tous nous mobiliser, y compris les musulmans qui sont victimes du fondamentalisme.

            Or nous, universalistes laïques, venons d’être trahis dans cette affaire par Yannick Jadot, qui a fait un pas supplémentaire dans le naufrage de la gauche en déclarant le 15 février qu’il faut « laisser les musulmans tranquilles » et accepter le port du voile sur les terrains de foot (ignorant probablement que les pays musulmans autorisant le voile dans les manifestations sportives sont minoritaires). Il a même opposé de façon honteuse les « islamistes » aux « anti-musulmans » – comme si les anti-islamistes étaient hostiles aux musulmans. On retrouve là le mantra du « pas d’amalgame » qui depuis des années sert de prétexte à la gauche radicale pour ne pas condamner l’islamisme, et pour se garder, par exemple, de prononcer le mot « islamiste » à propos de l’assassinat de Samuel Paty. Forte de ma vieille sensibilité écologique j’ai voté à la primaire écologiste pour que Jadot l’emporte sur Sandrine Rousseau. Mais je sais désormais que je ne voterai pas pour lui aux prochaines élections présidentielles. Et je suis persuadée que je ne serai pas la seule dans ce cas.

            Les députés de La République en marche feront ils la même erreur que le candidat écologiste ? En emboîtant le pas de la gauche radicale dans l’autorisation du hijab sur les stades, ils ne gagneraient probablement pas une seule voix, tant les électeurs de cette tendance s’acharnent à diaboliser Macron. En revanche, ils perdraient à coup sûr les voix des universalistes républicains, qui peinent actuellement à trouver un espace politique correspondant à leurs convictions – ce dont témoigne d’ailleurs la percée de Fabien Roussel, seul candidat de gauche à tenir sur ces questions un discours fermement républicain. Cet espace, la majorité présidentielle peut le leur offrir, en optant aujourd’hui pour la voie de l’universalisme, la voie de la laïcité, qui est aussi la voie de la raison si l’on observe les effets positifs de la loi de 2004.

Et donc, mesdames et messieurs les députés LaREM, soyez tactiquement intelligents même si vous n’êtes pas tout à fait convaincus : soyez cohérents avec la belle fermeté dont vous avez fait preuve en janvier contre les affiches pro-hijab du Conseil de l’Europe, et maintenez l’interdiction du voile islamique dans les compétitions sportives !

                                                                                                          Nathalie HEINICH

Article publié dans L’Express le 21 février 2022

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Prendre parti oui, mais pour la République laïque

Premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril 2022

Les campagnes électorales présidentielle et législatives, en cours et à venir, incitent des associations, des partis et des organisations de citoyens dont l’objet est la promotion et la défense des idéaux laïques et républicains à se prononcer pour l’un ou l’autre des candidats en lice.

Unité laïque n’empruntera pas cette voie. Nous considérons en effet que la République et la laïcité sont les fondements du système démocratique original qu’a bâti le peuple français depuis 1789 et qu’elles doivent être le fil rouge que suivent tous les véritables démocrates, de la gauche à la droite.

Tous les candidats, tous les partis, surtout après la seconde Guerre mondiale et la délégitimation des positions de l’extrême-droite maurassienne, se sont rangés derrière cette bannière de « la République indivisible, laïque, démocratique et sociale » qui flotte au vent de l’article 1er des constitutions de la Quatrième et de la Cinquième Républiques, plantée dans le socle du programme du Conseil national de la Résistance. Soixante-dix-sept ans après cet épisode fondateur des « jours heureux » que la France a vécus et pour lesquels elle a été tellement enviée dans le monde entier, les choses ont évidemment bien changé.

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Port du voile : injonction sexiste ou « liberté » religieuse

Le Chevalier de la Barre et Unité Laïque ont le plaisir de vous convier à notre prochain Café Laïque qui aura lieu :


Le 20 avril 2022 à 18h30 :
Au REGENT, 70 rue Lafayette, 75009 PARIS
Métro CADET

Notre grand témoin : Naëm BESTANDJI

Essayiste, féministe et laïque engagé,
auteur de :
Le linceul du féminisme : caresser l’islamisme dans le sens du voile

Nous comptons sur votre présence. Inscrivez-vous par retour de mail
à l’adresse suivante : le.chevalier.de.la.barre.1766@gmail.com

De quoi Eric Piolle est-il le nom ?

Il est temps de constater que la laïcité est véritablement en danger à Grenoble !

Les Notes d’Unité Laïque

Par le Bureau d’Unité Laïque

Les récentes prises de position du maire de Grenoble en soutien aux femmes tentant d’imposer le hijab aux fédérations sportives, ont créé une forte réaction d’indignation et de surprise chez certains. Ces indignations et surprises étaient d’autant plus fortes que le propos ouvrait, pour la première fois clairement depuis trois ans la perspective d’une modification du règlement des piscines municipales afin d’autoriser en leur sein le fameux burkini autre emblème de l’offensive menée depuis Grenoble depuis de longs mois. Offensive menée par la fort mal nommée « alliance citoyenne » qui organise et coordonne l’ensemble de ces attaques contre la laïcité au détriment du combat des femmes pour disposer librement de leur corps par une inversion bien connue des valeurs et de repères.

L’effet recherché par le maire de Grenoble a donc été atteint, faire du bruit pour entrouvrir enfin une porte qu’il cherche à ouvrir en grand depuis plus de trois ans sur le sujet. Car sur ce sujet, il a un agenda politique, qui mêle clientélisme et conviction profonde. Il ne saurait donc être question de traiter ses prises de positions à la légère.

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Mark Sherringham, président du Conseil supérieur des programmes de l’EN, se défend d’être « anti-laïque ».

Certes… mais êtes-vous laïque, Monsieur Sherringham ?

Les Notes d’Unité Laïque

Par Aline Girard, Conservateur général honoraire, membre du Bureau d’Unité Laïque

Le 4 février 2022, le ministre de l’Éducation nationale annonçait la nomination à la présidence du Conseil supérieur des programmes de Mark Sherringham. Depuis lors, les critiques ont fusé du fait de ses positions favorables au retour du christianisme dans les questions éducatives. Il a souhaité faire une mise au point dans Le Figaro le 21 février. Il se justifie : « Je n’ai jamais été anti-laïque ». Certes, mais êtes-vous laïque, Monsieur Sherringham ?

La carrière de ce haut-fonctionnaire semble exemplaire. Ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé, puis docteur en philosophie, maître de conférences en IUFM, il est nommé en 2005 inspecteur général de l’Éducation nationale et devient en 2009 le doyen du groupe de philosophie de l’IGEN. Après presque une décennie au service culturel de l’Ambassade de France aux États-Unis, il revient au sein du ministère de l’EN, avant d’être nommé au poste qu’il occupe désormais. C’est donc un parfait cursus honorum que celui de Monsieur Sherringham. Le rôle majeur qui lui est maintenant dévolu dans la définition des programmes scolaires, de l’école primaire au lycée, et des programmes de formation des enseignants ne semblait pouvoir être endossé par meilleur représentant !

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Un concordat clandestin pour l’islam de France

La tribune cosignée par Pierre Ouzoulias, sénateur des Hauts-de-Seine et Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque, publiée sur Marianne.fr, ce 24 février 2022.

« Institut français d’islamologie : un concordat clandestin pour l’islam de France »

Tribune

Pierre Ouzoulias, sénateur des Hauts-de-Seine, et Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque, estiment que l’Institut français d’islamologie, récemment créé par le gouvernement, constitue une brèche majeure dans la loi de 1905.

Depuis 1792, la République a patiemment construit l’édifice laïque. Ce mur de protection de la liberté de conscience, de l’égalité de tous devant la loi et de la liberté d’expression, a permis de briser le joug clérical imposé à la société et de laisser aux croyants le soin, la responsabilité et le financement de leurs pratiques, dans le respect des lois de la République. Le poids moral et matériel de leurs associations n’a pas à peser sur ceux que ce choix philosophique ne concerne pas.

Cet édifice qui fait de la France l’un des pays les plus libres et les plus dégagés de l’emprise cléricale, est soumis à des attaques constantes de toutes les cléricatures depuis 1905, redoublées depuis qu’en 1946, la laïcité a été inscrite dans la première phrase de l’article premier de nos Constitutions. Plus grave, depuis 1950, le législateur, l’exécutif, le Conseil d’État, se sont parfois associés à ces menées pour affaiblir la laïcité.

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La robe et l’avocat : La robe, toute la robe, rien que la robe

Les Notes d’Unité Laïque

Par Anne Salzer, avocate, membre du Bureau d’Unité Laïque

Le Barreau de Lille a consolidé son règlement intérieur le 27 juin 2019 en disant que l’avocat ne peut porter avec la robe ni décoration ni signe manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ou une opinion religieuse, philosophique, communautaire ou politique.

Avant, le conseil de l’Ordre des avocats de Paris a interdit, par une délibération en 2015 (sans toutefois modifier le règlement intérieur du barreau de Paris), le port des signes distinctifs religieux, communautaires ou politiques sur la robe par une délibération qui concerne aussi les élèves avocats en situation d’audience, c’est-à-dire lors de leur stage en juridiction, de la prestation de petit serment et des simulations d’audiences (après un rapport en ce sens du Bâtonnier Farthouat).

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Les Français et l’enseignement du fait religieux 

A propos d’une étude de l’Ifop habilement exploitée par les défenseurs de l’enseignement du fait religieux, par Aline Girard, Secrétaire générale d’Unité laïque.

A la demande de l’Institut des religions et de la laïcité (IREL), qui a succédé en 2021 à l’Institut européen en études des religions (IESR), l’Ifop a réalisé en octobre 2021 une étude sur « Les Français et l’enseignement du fait religieux  ».

Comme l’’interprétation des résultats de l’enquête par l’IREL n’a pas convaincu Unité laïque, Aline Girard, secrétaire générale d’Unité laïque et auteur de « Enseigner le fait religieux à l’école : une erreur politique ? » (Paris, Minerve, 2021), s’est livrée à une analyse détaillée des données de l’enquête. En effet, derrière les commentaires tous positifs et consensuels des résultats par l’IREL et par les promoteurs de l’enseignement du fait religieux, on peut mettre en évidence une autre réalité. L’enseignement du fait religieux est bien loin de donner les résultats escomptés. Ce semi-échec n’empêche pas l’IREL de continuer, sans faiblir, à légitimer cet enseignement sur la base de convictions idéologiques et de travailler à la confusion des esprits.

Pourquoi cette étude ? L’IREL/IESR, un des trois instituts de l’Ecole pratique des Hautes études, a été le fer de lance de la mise en œuvre de « L’enseignement du fait religieux dans l’école laïque » à la suite du rapport Debray, avec pour mission d’organiser des stages de formation initiale et continue, notamment pour les personnels de l’Éducation nationale. Vingt ans après sa création, l’IREL/IESR a voulu dresser un bilan de cet enseignement et de son action sur la base d’une enquête commanditée à l’Ifop. Ce bilan a été rendu public le 15 novembre 2021 à l’occasion d’une conférence-débat, dont les intervenants étaient, à l’exception de Jérôme Fourquet de l’Ifop, des responsables ou ex-responsables de l’IREL.

Les résultats de cette étude méritaient d’être interprétés avec soin, commentés avec précision et mis en relation avec d’autres données également issues d’enquêtes, le tout avec un regard politique et sans le biais de confirmation privilégié par l’IREL. Une attention particulière a été accordée aux réponses des plus jeunes (18-24 ans). Le clivage générationnel constaté dans d’autres enquêtes s’est trouvé confirmé ici.

Accéder à l’intégralité de l’analyse d’Aline Girard sur Mezetulle, le blog-revue de Catherine Kintzler.

Pour compléter votre information et enrichir votre réflexion sur l’enseignement du fait religieux, n’hésitez pas à lire le texte de la conférence « Enseigner le fait religieux à l’école : une erreur politique » qu’Aline Girard a donnée en novembre 2021 à Lille.

Jean-Pierre Sakoun, président d’UL, au 28′ d’Arte pour débattre de « l’islam de France ».
Le président d’Unité Laïque, Jean-Pierre Sakoun, était invité au 28′ d’Arte lundi 7 février 2022 à 20H05 pour débattre de « l’islam de France » avec Hakim El Karoui et Amel Boubekeur

Retrouvez la rediffusion, à partir de 12’57 »

La laïcité c’est la liberté de CONSCIENCE qui en son sein inclut le choix personnel des convictions morales, éthiques, religieuses et philosophiques.
Mais la République laïque n’accorde pas de liberté de religion parce qu’elle ne SAIT PAS ce qu’est une religion et justement ne veut pas le savoir, n’ayant en aucun cas à juger du dogme et de la théologie.
La « liberté de religion » est un concept clérical qui s’insinue dans nos esprits au même titre que la réduction de la liberté de conscience au mantra « le droit de croire et de ne pas croire ».

Menaces de mort contre Ophélie Meunier : l’appel de 160 personnalités pour la liberté d’informer
Menaces de mort contre Ophélie Meunier : l’appel de 160 personnalités pour la liberté d’informer

La tribune, cosignée par Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque.

FIGAROVOX/EXCLUSIF – Après le documentaire de M6 sur l’islam radical, la journaliste Ophélie Meunier a été placée sous protection policière, ainsi qu’Amine Elbahi, militant associatif de Roubaix. 160 personnalités, dont Boualem Sansal, Frédéric Beigbeder, Michel Onfray et Jeannette Bougrab, regrettent le manque de réaction de la profession.

Entretien sur la laïcité – Jean-Pierre Sakoun sur Balistisq.fr

Jeudi 20 janvier 2022
à 19 heures.
Première partie d’un entretien avec Jean-Pierre Sakoun.

Accueil (balistiq.fr)

Dans le « Balistiq café du jeudi », première partie d’un entretien réalisé le samedi 15 janvier dernier avec Jean-Pierre Sakoun.

On parlera surtout de laïcité, mais pas que !

Avec également la « playlist » et les « brèves d’actu » de la semaine.

A 19 heures, sur 103. aux environs de Châteauroux ou, sur le web

Merci à Christophe Sibille pour ce temps de parole de qualité, sans interruption, sans vaine polémique.

Deuxième volet de l’entretien jeudi 27 janvier à la même heure !

Laïque et rationnel ! La conférence

Conférence de Virginie Tournay, Lyon, Mairie du VIe arrondissement – le 19 janvier 2022

La conférence de Virginie Tournay a eu lieu devant un public de tous âges, dans une salle bien remplie malgré les duretés pandémiques !

Vous pourrez juger de la qualité exceptionnelle de la réflexion de notre « grand témoin » et de l’acuité de son regard en la regardant et en l’écoutant sur notre chaîne YouTube.

Merci à nos amis du Chevalier de La Barre et de Regards de Femmes pour leur participation active à cette belle soirée.

Missak Manouchian au Panthéon !

Une initiative portée conjointement par Unité Laïque et Nicolas Daragon, maire de Valence.

Lancement d’un Comité de soutien pour l’entrée de Missak Manouchian au Panthéon 

Quelques jours après l’hommage national rendu à Joséphine Baker au Panthéon, la Ville de Valence et l’association Unité Laïque s’associent pour lancer un Comité de soutien pour l’entrée de Missak Manouchian au Panthéon.

Ce projet s’inscrit dans un moment historique particulier, celui où va, progressivement avec le temps, se clore la séquence d’hommage national aux héros de la Seconde Guerre mondiale. 

A Valence, Missak Manouchian résonne particulièrement dans le cœur des nombreux citoyens d’origine arménienne, pour qui le héros de « l’affiche rouge » fut un modèle d’intégration de la première génération d’Arméniens en France, celle directement issue voire rescapée du Génocide de 1915, premier crime de masse du 20e siècle.

Aujourd’hui encore, il incarne l’engagement des étrangers dans le combat contre le nazisme et pour la liberté au sein de « l’armée des ombres », parfois jusqu’au sacrifice ultime.

Chaque année, le 21 février, sa mémoire et celle de son groupe sont d’ores et déjà honorées, comme dans de nombreuses villes de France.

C’est pourquoi, l’association Unité Laïque – attachée aux principes républicains et à l’idéal d’universalisme –  et la Ville de Valence se sont associées pour porter le projet de transfert au Panthéon des cendres du grand résistant Missak Manouchian.

Unité Laïque et la Ville de Valence souhaitent que ce projet rassemble derrière lui la Nation.

Aussi et dès à présent, des intellectuels, des personnalités du monde politique, quelle que soit leur sensibilité, ainsi que des associations représentatives, sont sollicitées pour faire partie du Comité de soutien avant de soumettre cette proposition au Président de la République.

Denis Peschanski, historien et directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la France de Vichy et de la Seconde Guerre mondiale, a d’ores et déjà accepté d’être le conseiller historique du projet, qui reçoit par ailleurs le parrainage de Pascal Ory, membre de l’Académie française.

CONTACTS PRESSE

Unité laïque : Jean-Pierre Sakoun – 06 08 03 57 31 – jpsakoun-president@unitelaique.org / www.unitelaique.org

Ville de Valence : Émilie Gay – 06 28 79 81 45 – emilie.gay@mairie-valence.fr / www.valence.fr

Télécharger le dossier de presse en PDF :

Le Chevalier de La Barre et Unité Laïque

une action commune renforcée pour la liberté de conscience et l’émancipation

Paris le 22 décembre 2021

Daniel Bénichou, président de l’association « Le Chevalier de La Barre » annonce l’élection de Jean-Pierre Sakoun à son Bureau, pour prendre les fonctions de président exécutif.

Lors de son Assemblée générale tenue ce jour, « Le Chevalier de La Barre » a confirmé sa volonté d’action marquée par l’entrée de Jean-Pierre Sakoun à son Bureau. Lors de la même Assemblée générale, ont été élus un nouveau secrétaire général en la personne de Thomas Schmittel, le trésorier Jean-Pierre Bouchard et le trésorier-adjoint Roland Ringa. Ils constituent, avec le président, le Bureau du « Chevalier de La Barre.

Jean-Pierre Sakoun est par ailleurs président de l’association Unité Laïque ; Thomas Schmittel membre du CA de cette même association.

« Le Chevalier de La Barre » et « Unité Laïque » sont convenus d’un rapprochement de leurs forces, qui se traduit dès à présent par les mesures et engagements suivants :

  • Les manifestations publiques organisées par l’une ou l’autre association seront désormais signalées par le pictogramme « Laïcité Social Club », appartenant à l’Association « Le Chevalier de La Barre ».
  • Le site web de l’association « Le Chevalier de La Barre » sera très prochainement rénové et hébergé sur le site d’Unité Laïque, en conservant l’URL d’accès « laicite1905.org » de l’association « Le Chevalier de la Barre »

Daniel Bénichou, président du Le Chevalier de La Barre, et Jean-Pierre Sakoun, président exécutif du Chevalier de La Barre et président d’Unité Laïque, se réjouissent de cette coopération renforcée entre les deux associations et comptent sur la dynamique ainsi enclenchée pour accroître la visibilité et l’influence de leur action.

Ils agiront, avec les CA de leurs associations, pour que d’autres entités militantes laïques les rejoignent à l’avenir.

Télécharger le communiqué en PDF

La laïcité, idéal émancipateur et pratique quotidienne

Conférence-débat
Centre du Patrimoine Arménien de Valence
4 décembre 2021

Vidéo intégrale de la conférence-débat disponible sur la chaîne YouTube d’Unité Laïque UL – YouTube

Découpage vidéo :

  • Allocution de M. Nicolas Daragon : 0’11 »
  • Introduction de Jean-Pierre Sakoun : 09’01 »
  • Première table-ronde : 27’05 »
  • Echanges avec la salle : 1h02’55 »
  • Seconde table-ronde : 1h48’39 »
  • Echanges avec la salle : 2h5’35 »

Textes des interventions :

Le samedi 4 décembre 2021, s’est tenu à l’auditorium du Centre du Patrimoine Arménien de Valence, la première-conférence-débat de l’association unité Laïque.

Le public était nombreux et attentif, au sein duquel on trouvait de nombreux élus et anciens élus de Valence, de la Communauté d’agglomération , de la Drôme et de l’Ardèche, dont Mireille Clapot, députée. Plusieurs représentants des associations laïques des deux départements étaient présents dans l’assistance, dont Gérard Bouchet, président de l’Observatoire de la Laïcité Drôme-Ardèche.

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Enseigner le fait religieux à l’école : une erreur politique ?

Conférence

par Aline Girard

Secrétaire générale d’Unité laïque

24 novembre 2021 à l’invitation de l’association Laïcité et féminisme Accueil | association-lef (wixsite.com)

L’enseignement du « fait religieux »[i] est un sujet complexe, sur lequel on a souvent tendance à prendre position sur la base de convictions personnelles difficiles à objectiver. Dans mon livre Enseigner le fait religieux à l’école : une erreur politique ? [ii], j’invite les lecteurs à aller « de l’autre côté du miroir » et au-delà des évidences et du consensus.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je précise quelques points essentiels :

  • Le point le plus important : Les programmes scolaires intègrent depuis toujours l’enseignement des religions en tant que « faits de civilisation » (R. Debray)[iii]. Les professeurs de littérature, d’histoire, de philosophie ont toujours convoqué l’histoire des religions, comme référence ou objet d’étude littéraire, historique, sociologique, philosophique ou comme source d’inspiration artistique. La laïcité scolaire n’a jamais interdit d’avoir accès à la culture religieuse, mais je le répète, en tant qu’elle est un fait historico-culturel.

« Vouloir introduire un enseignement qui existe déjà, c’est bizarre… C’est donc autre chose […] qu’il est question d’introduire pour donner un sens différent aux objets abordés ». (C.Kintzler).

  • Autre chose en effet. Nous sommes en présence d’un événement pédagogique tout à fait mineur, mais face à un événement idéologique majeur. L’introduction de l’enseignement du fait religieux n’est pas une question scolaire, mais une question politique.
  • Des influences multiples et puissantes ont été et sont toujours à l’œuvre : un renouveau du cléricalisme et l’influence déterminante de l’Union européenne.

J’insiste : mon point de vue ne consiste aucunement à mettre fin aux références aux religions dans les programmes scolaires, en tant qu’elles sont des références historiques et culturelles.

Je précise que le mot « cléricalisme » signifie un positionnement idéologique qui prône la prédominance des idées religieuses et des clergés dans la vie publique et politique. Il s’applique donc à toutes les religions.

Je me permets de vous demander de vous souvenir, tout au long de mon exposé, que ce dont je parle ne concerne pas la pédagogie ou le bien-fondé de l’enseignement de l’influence des religions sur les sociétés depuis la nuit des temps. Je parlerai ici de la matrice idéologique et politique qui a fait naître la notion d’enseignement du fait religieux et a permis que l’EFR contribue de manière décisive à la « cléricalisation » des esprits, en particulier ceux des élèves des collèges et lycées et des enseignants.

Ma présentation sera organisée autour de 5 questions.

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