Unité Laïque
L’affaire du tweet – Gaza ou la défaite de la raison

Livre signé Nadia Geerts, préface de Jean-Pierre Sakoun -Président d’Unité Laïque-

« Je dis ça avec toutes les précautions nécessaires, mais si on cherche un restaurant à Gaza sur Google, on en trouve plusieurs qui ont l’air d’être en activité. » C’est par ce tweet maladroit que commence « l’affaire ». En quelques heures, un torrent de haine se déverse sur moi. Retirer le tweet, le regretter, appeler à la nuance : rien n’y fait. Je suis désormais traître à l’humanité, sans possibilité de rachat. J’ai choisi mon camp, et c’est le mauvais !

Quelle place y a-t-il encore pour la vérité lorsqu’on parle de Gaza ? Doit-on nécessairement adhérer à la thèse qui oppose un mouvement de résistance légitime à un État colonial génocidaire ? Je ne le pense toujours pas. Par-delà l’anecdote personnelle, ce livre se veut une réponse cinglante à tous les nouveaux inquisiteurs des réseaux sociaux, détenteurs autoproclamés de la vertu, qui prétendent nous imposer leur vision du monde comme étant la seule valable. »
Nadia Geerts

L’AFFAIRE DU TWEET
GAZA OU LA DÉFAITE DE LA RAISON

Parution le 9 juillet 2026
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L’AUTEUR
Nadia Geerts est agrégée en philosophie.
Elle a enseigné pendant trente ans.
Engagée en faveur de la laïcité, elle est également
essayiste et chroniqueuse (LN24, La Libre, Marianne).
Elle a reçu en 2019 une mention au Prix international
de la laïcité décerné par le Comité Laïcité République.
Elle est l’auteur de nombreux ouvrages dont
Et toujours ce fichu voile ! (Luc Pire, 2021),
Dis, c’est quoi la laïcité ? (La Renaissance du livre, 2021)
ou encore Woke ! La tyrannie victimaire (F deville, 2024).

Le Panthéon, reflet des passions françaises

Histoire politique du Panthéon de 1791 à nos jours. Spécialiste de la Révolution française, Michel Biard propose dans son dernier livre une fresque captivante où s’entremêlent politique, mémoire et histoire.

Le Panthéon comme reflet des passions politiques et mémorielles françaises. Certes, on ne les y trouvera pas toutes, mais de celles qui y sont relatées on tirera un grand profit en survolant l’histoire de France de ces 230 dernières années. L’auteur a déjà à son actif une quarantaine d’ouvrages publiés, la plupart sur la période révolutionnaire, dont il a proposé un regard renouvelé depuis le début du siècle. Son Histoire politique du Panthéon mérite elle aussi la lecture. Elle mêle à la fois la rigueur de l’approche universitaire avec le talent du conteur. Les références et citations sont abondantes mais jamais étouffantes et le récit est parsemé d’extraits de presse qui apportent beaucoup au propos. En effet, quoi de plus institutionnel, de plus académique, de plus officiel que le Panthéon ? Les choix opérés au cours de l’histoire ont très souvent donné lieu à des polémiques dont la presse d’est faite l’écho et dont la relation est ici précieuse.

Créé par la Constituante en 1791 afin de recueillir la dépouille de grandes hommes destinés à édifier la nation par leur exemple, le Panthéon aura vécu à la fois de longues périodes de grand calme et d’autres bouillonnantes. Ce début de XXIe siècle constitue à cet égard une période faste pour le monument qui devait à l’origine servir au culte. Seules la Restauration et le Second Empire se rangeront pieusement à cette vocation originelle. Le livre de Michel Biard ne propose pas une histoire strictement chronologique mais plutôt des grandes catégories de panthéonisés, y compris ceux qui auraient pu ou dû y être mais qui en sont restés éloignés, comme Descartes ou Benjamin Constant. Ou encore ceux qui y ont reposé mais seulement pour un temps, comme Marat ou Mirabeau. On apprend d’ailleurs qu’en 2024 des députés LR se sont exprimés en faveur du retour de ce dernier, qui en avait été expulsé après la révélation en 1794 de sa duplicité pendant la période révolutionnaire. Voltaire reste donc le plus ancien locataire, rejoint en 1794 par son « frère ennemi » Rousseau dans un même espace.

Nonobstant le Premier Empire, durant lequel Napoléon fait entrer au Panthéon nombre de dignitaires de son régime, le XIXe siècle aura été plutôt calme pour le monument. Sans doute l’épisode Victor Hugo en 1885 constitue-t-il à l’inverse l’une des plus grandes dates de son histoire, tant la cérémonie qui l’entoura et la ferveur populaire qui l’accompagna furent un événement à la mesure de la dimension du poète et romancier français le plus célèbre au monde. Emile Zola fit moins l’unanimité en 1906 car son engagement en faveur de Dreyfus occasionna -déjà- le déchainement de passions antisémites. Sous la IIIe République également, Gambetta puis Jaurès l’y rejoignirent, entre autres.

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