Unité Laïque
Le Sénat retarde encore l’adoption des lois sur la fin de vie

Communiqué de Presse Collectif Laïque National – 2 avril 2026

Le Sénat serait-il prêt à tout pour s’opposer à l’adoption des deux propositions de loi sur la fin de vie, votées par l’Assemblée Nationale en deuxième lecture ? La présidence et la commission des affaires sociales en charge de l’organisation du débat ont reporté l’examen de ces propositions par la Haute-Assemblée en deuxième lecture, initialement prévu le 3 avril, au… 11 mai 2026. Cette date sera-t-elle maintenue ?

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Webinaire : « Carte Blanche à Jean-Pierre Obin. »

Rencontre avec Jean-Pierre Obin, événement adhérents exceptionnellement ouvert au public.

Jean-Pierre Obin, membre d’Unité Laïque, est inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale.
Il est l’auteur de deux rapports ayant fait date : Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires, juin 2004 et La formation des personnels de l’Éducation nationale à la laïcité et aux valeurs de la République, Avril 2021.

Ses derniers ouvrages :
L’éducation en péril. Quels enfants allons-nous laisser à notre monde ? Paris, Hermann, 2026
Les Profs ont peur, École et Laïcité : le grand renoncement, Paris, Les Éditions de l’Observatoire, 2023
Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école, Paris, Hermann, 2020. Prix Jean Zay 2021.


Les inscriptions sont ouvertes : INSCRIPTIONS

Quel est l’avenir de la laïcité dans le nouveau paysage politique issu des municipales, un an avant la présidentielle ? – Marianne

Aline Girard, secrétaire générale d’Unité laïque et auteur de « Vers une société communautariste et confessionnelle » (Pont 9), analyse l’évolution – ou la disparition – récente des discours sur la laïcité dans les programmes électoraux.

Pendant les six mois qui ont précédé les élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la laïcité a connu un sort paradoxal. Omniprésente à l’occasion du 120e anniversaire de la loi de 1905, elle s’est ensuite largement effacée du débat public, au point de devenir quasi invisible dans la campagne électorale. Les résultats des élections et la perspective de la présidentielle amènent à s’interroger sur la place de la laïcité dans cette séquence politique.

Malgré l’apparence d’un consensus laïque et républicain, le bilan de la célébration des 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État, garante de notre émancipation individuelle et collective et socle de notre cohésion sociale, est en demi-teinte car les conceptions de la laïcité ont largement divergé. Pour fêter cet anniversaire, de nombreuses municipalités ont su faire vivre une conception claire et exigeante de la laïcité et les commémorations de décembre 2025 ont montré que ce principe continue de structurer symboliquement la vie républicaine. Des cérémonies officielles, des conférences, des spectacles ont rappelé, sans ambiguïté, que la laïcité est un principe de séparation, garant de la neutralité de la puissance publique, que la République a le devoir d’assurer la liberté de conscience et que la loi civile prime. La République n’a pas douté d’elle-même : elle a affirmé et elle a transmis.

Mais ces initiatives ont coexisté avec d’autres approches, sensiblement différentes, où le sens même de la laïcité a été méthodiquement brouillé. Le spectacle a été alors tout autre : on a inscrit la laïcité dans des démarches multiconfessionnelles où les représentants religieux ont été invités à co-produire le discours public. Dans le même esprit, des rencontres réunissant responsables politiques et religieux ont promu une vision de la laïcité réduite à un outil de coexistence pacifiée entre croyances.

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Lumières et anti-lumières en Iran

Café Laïque du 10 juin 2026 – lumières et anti-lumières en Iran

Grand témoin : Stéphanie Roza.
Philosophe, chargée de recherche en philosophie politique, spécialiste des Lumières et de la Révolution française et de leur héritage jusqu’au monde contemporain. Elle est l’auteur, avec Amirpasha Tavakkoli , de Lumières et anti-Lumières en Iran. Un siècle de luttes politiques en Iran, PUF, 2026 (Questions républicaines) et de La gauche contre les Lumières (Fayard, 2020)

inscription :  contact@unitelaique.org

NOUVEAU LIEU
LE CIRQUE – 141 rue Saint Martin, Paris 4

Métros Rambuteau – Hôtel de Ville – Chatelet

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Laïcité : les élus ne sont pas au-dessus de la neutralité – Le Point

TRIBUNE. Jean-Pierre Sakoun, président de l’association Unité Laïque, répond à Nicolas Cadène et soutient que la laïcité interdit toute ostentation religieuse dans l’exercice d’un mandat public.

Dans une tribune publiée par Le Monde le 21 mars dernier, Nicolas Cadène présente la décision du tribunal administratif de Dijon validant l’interdiction des signes religieux ostensibles au sein du conseil municipal de Chalon-sur-Saône, comme le symptôme d’une dérive « restrictive » de la laïcité. L’argument est connu : les élus ne seraient pas des agents publics et pourraient donc afficher leurs convictions religieuses sans entrave. Cette thèse repose pourtant sur une confusion majeure – et, disons-le, sur une lecture idéologique de la laïcité.

Tout d’abord, l’auteur de la tribune feint d’ignorer que le 22 décembre 2025, la loi n° 2025‑1249 a introduit un statut de l’élu local qui impose la laïcité : l’article L1111‑13 du Code général des collectivités territoriales stipule que « l’élu local s’engage à respecter les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ». C’est sur cette base que le juge des référés a estimé que cette nouvelle disposition rendait la neutralité religieuse obligatoire pour les élus dans l’exercice de leur mandat et pas seulement lorsqu’ils représentent la République.

En affirmant que « la liberté de conscience d’un membre élu […] doit être conciliée avec le principe de laïcité », le juge rappelle une évidence trop souvent oubliée et désormais clairement édictée par la loi : la liberté de conscience n’est pas une licence d’exhibition religieuse dans l’exercice d’une fonction publique, fût-elle élective.

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Enseignants : la difficile transmission de la laïcité – Envol

Aline Girard, Secrétaire Générale d’Unité Laïque, signe un article de fond sur le rapport entre les enseignants et la laïcité dans le magazine Envol, le journal d’action laïque de l’Ardèche.

« La laïcité et son application sont au cœur de nombreux problèmes rencontrés dans les établissements scolaires, mais aussi de polémiques qui sortent du cadre scolaire et provoquent des débats parfois violents dans la société (port de l’abaya, demande de repas confessionnels à la cantine, contestations d’enseignement, etc.). Bien que le référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation rappelle qu’ »en tant qu’agents du service public d’éducation, les professeurs et personnels d’éducation transmettent et font respecter les valeurs de la République : la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, le refus de toutes les discriminations », force est de constater que certains enseignants se trouvent embarrassés quand il s’agit de transmettre la laïcité et les valeurs de la République. Le corps enseignant est en effet loin d’être homogène sur ces questions et ne parle pas d’une seule voix. Quatre groupes peuvent être distingués, qui témoignent d’embarras de différentes natures à concevoir, définir, expliquer, mettre en application et transmettre la laïcité. Des divergences de vues profondes apparaissent qui mettent en évidence une double fracture, générationnelle et idéologique. Le remarquable livre de Iannis Roder La jeunesse française, l’école et la République1 nous aide à prendre la pleine mesure de la difficulté à fonder à l’école une culture commune autour de la laïcité depuis que l’idéal républicain s’est affaibli, que la religion et les affirmations identitaires ont fait irruption dans les établissements scolaires et que les atteintes à la laïcité sont devenues protéiformes. »

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