Unité Laïque
Liberté, liberté chérie I Élodie Frenck

Acte 2 – Élodie Frenck, Discours de la maîtresse de cérémonie de la soirée Liberté, Liberté Chérie

Liberté, liberté chérie,
Élodie a immédiatement dit OUI ! Et on l’en remercie.

Nous ne pouvions rêver d’une plus pétillante et passionnée maîtresse de cérémonie pour mener cette soirée-événement,
alors Élodie, un grand merci !

Il dénonce «les fossoyeurs de la laïcité» en France – Watson

Jean-Pierre Sakoun est le président de l’association Unité Laïque. A l’occasion des 120 ans de la loi française de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, il a répondu aux questions de watson.

Il y a 120 ans, le 9 décembre 1905, les parlementaires français adoptaient la loi de séparation des Eglises et de l’Etat instaurant la laïcité. Une loi aujourd’hui poussée dans ses retranchements par divers acteurs communautaires, politiques ou religieux. Farouche défenseur de la loi de 1905, Jean-Pierre Sakoun préside l’association Unité Laïque. Il a également été l’initiateur et président du comité pour l’entrée du résistant communiste arménien Missak Manouchian au Panthéon, en 2024.

Pourquoi la France en est-elle venue à voter la loi de 1905 sur la laïcité?
Jean-Pierre Sakoun: Cette loi résulte de la Révolution française de 1789. Une loi qui s’est faite au nom des Lumières et en particulier des Lumières françaises. Qui sont beaucoup plus rationalistes que les Lumières anglaises, qu’on appelle l’Enlightenment et qui se sont traduites par la mise en place d’une société fondée sur la tolérance, c’est-à-dire sur une forme d’inégalité entre tolérant et toléré. La société française, elle, dès la Révolution, aspire à l’égalité, en particulier à travers la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui est rédigée et conçue dès août 1789, et qui dans ses articles 3 et 10 définit déjà en réalité ce qu’est la séparation entre les Eglises et l’Etat, d’une part, la liberté de conscience, d’autre part.

Que trouve-t-on dans ces articles?
L’article 10 dit que nul ne peut être inquiété pour ses opinions religieuses dans les limites de l’ordre public, ce qui est pratiquement la manière dont est rédigé l’un des articles de la loi de 1905. Quant à l’article 3, il dit que la souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut imposer sa règle à qui que ce soit.

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Liberté, liberté chérie I Prix des Hussards Noirs 2025

Hommage à l’ouvrage lauréat du concours littéraire « Le Prix des Hussards Noirs » lors de la soirée-événement Liberté, liberté chérie.

Merci à Valérie Pécresse et à la région Ile-de-France pour leur engagement aux côté d’Unité laïque dans ce projet littéraire et républicain.
Merci à Bruno Fuligni d’avoir présidé le jury composé de journalistes de la presse écrite et audiovisuelle.
Merci à Muriel Combeau pour la lecture de cet extrait du livre primé « Le cours de monsieur Paty ».
Bravo aux lauréates pour cet ouvrage porteur de mémoire et d’engagement.

Remise du Prix des Hussards Noirs 2025

Le livre Lauréat de ce concours littéraire pour sa première édition est attribué à : « Le cours de monsieur Paty », co-écrit par Mickaëlle Paty et Émilie Frèche.

Prix attribué à un ouvrage portant sur la laïcité, l’universalisme, la république, décerné par un jury indépendant composé de journalistes de la presse écrite et des médias audiovisuels.

Le 8 décembre 2025, s’est tenue la première édition du Prix des Hussards Noirs à l’Hôtel de Région Île-de-France. Le prix a été remis par la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, le président du jury, Bruno Fuligni et le président d’Unité Laïque, Jean-Pierre Sakoun.

Ce prix a été attribué à l’ouvrage « Le cours de monsieur Paty »,
par Mickaëlle Paty et Emilie Frèche.

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La laïcité est la condition politique d’une liberté commune – Le Monde

Article signé Jean-Pierre Sakoun. « Le président de l’association Unité laïque s’oppose à la « vision réductrice de la laïcité » que défendrait le politiste Alain Policar, dans un entretien paru le 18 décembre 2025. Celle-ci, oppose-t-il, « n’est pas un art de gérer la diversité religieuse ».

« A l’occasion des 120 ans de la loi de 1905, certains ont cru bon d’affirmer que la laïcité serait devenue une «valeur coercitive», «hypertrophiée», visant «quasi exclusivement les musulmans», allant jusqu’à faire état d’une «alliance objective entre laïcisme intransigeant et fondamentalisme islamiste». Ces considérations reposent sur une interprétation profondément réductrice de la laïcité, vue comme une abstention de l’État qui se bornerait à organiser la liberté et la coexistence des religions. Or la laïcité n’est pas un art de gérer la diversité religieuse ; elle est la condition politique d’une liberté commune. En la réduisant à une simple neutralité de l’État, on oublie son cœur: assurer l’émancipation des personnes, protéger chaque conscience contre les emprises dogmatiques, garantir l’égalité en droits et en dignité et ériger des citoyens concourant au bien public.

Ces critiques déplacent l’idéal de citoyenneté vers les appartenances communautaires et identitaires, en contra- diction avec les principes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Celle-ci énonce dans son article 3 que la seule loi à laquelle sont tenus d’obéir les citoyens est celle votée par la nation souveraine. Elle précise que nulle organisation ne peut y substituer ses règles ou tenter de les faire prévaloir. Elle affirme en son article 10 que nul ne doit être inquiété pour ses opinions à condition que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. Ces articles n’organisent pas une mosaïque de croyances, ils instituent un ordre civil, où la loi ne procède d’aucune révélation, n’exprime aucun dogme. »

Laïcité : non aux caricatures et aux récupérations – Le Point

TRIBUNE signée par le Collectif laïque national, dont Unité laïque est membre : le CLN dénonce les détournements du principe de laïcité, réduit à tort à un simple dispositif de protection des libertés religieuses, oubliant sa dimension républicaine fondamentale.

« À l’occasion du 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 « concernant la séparation des Églises et de l’État », loi constituant le fondement et la définition du principe constitutionnel de laïcité, une trentaine d’organisations, regroupées dans le Collectif laïque national, tiennent à dénoncer les diverses opérations de caricature, réduction, déviation ou récupération dont la laïcité fait l’objet. C’est le cas en particulier d’une tribune parue dans Le Monde du 7 décembre dernier, qui écarte la dimension républicaine de la laïcité, en la renvoyant à un « identitarisme » d’extrême droite.


Cette tribune du 7 décembre dernier, sans craindre de réécrire l’histoire, dénonce ainsi une prétendue « nouvelle laïcité », qui serait née, croit-on comprendre, avec la loi du 15 mars 2004 réglementant le port des signes religieux par les élèves de l’école publique (loi qu’ils n’osent pas citer, tant son utilité est reconnue). Le point culminant en aurait été atteint, selon eux, avec la loi du 24 août 2021 « confortant le respect des principes de la République ». Certes, cette loi n’est pas sans reproches, que le Collectif a formulés dans ses rapports annuels. Néanmoins, c’est à juste titre qu’elle a – ce dont M. Bianco et ses cosignataires s’indignent – étendu l’obligation de neutralité aux salariés du privé participant à une mission de service public (par exemple les transports scolaires). Or il en va du respect de l’égalité d’accès des usagers et de leur liberté de conscience : voir dans une mesure aussi justifiée « une conception identitaire, et parfois ethnique, de la nation » – bref, de droite extrême – relève d’une vision restrictive et erronée de la laïcité. »

Télécharger la tribune en PDF

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Conférence-débat – 120 ans d’émancipation I Revivre la soirée

« Conquérants de la liberté » :
conférence-débat avec Jean-Pierre Sakoun et C215, le 10 décembre 2025

EN PARTENARIAT AVEC LA MEDIATHEQUE F. MITTERRAND LATOUR-MAUBOURG

Le mercredi 10 décembre 2025 la Médiathèque François Mitterrand, partenaire d’Unité laïque, a accueilli la conférence Conquérants de la liberté, un des rendez-vous de la saison valentinoise 120 ans d’émancipation.

L’émancipation est un combat, au cœur de l’idéal de Lumières et de l’engagement laïque et républicain. Par qui et comment cet idéal a-t-il été pensé ? Quelles sont les grandes figures de cet engagement ?

Devant un public nombreux réuni dans l’auditorium, Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité laïque, interrogé par Aline Girard, secrétaire générale de l’association, a tenu en haleine l’auditoire en dissertant sur l’histoire et la philosophie de la laïcité. Dans un jeu de questions-réponses avec le public, il a mis en valeur quelques-unes de ces Figures de la laïcité, quelques-uns de ces Conquérants de la liberté, dont les 40 portraits ont été présentés du 3 décembre 2025 au 11 janvier 2026 dans le patio de la médiathèque. Le public a posé également de nombreuses questions sur la situation de la laïcité aujourd’hui, qui suscite une certaine inquiétude.

La rencontre s’est terminée par une vente-dédicace du livre de C 215 et Jean-Pierre Sakoun « Figures de la laïcité, 2000 ans de combat » (Armand Colin, 2025), moment qui a permis de prolonger les échanges.

Liberté, liberté chérie I Sophia Aram

Acte 1 – Sophia Aram, Discours d’ouverture par la Présidente de la soirée Liberté, Liberté Chérie

Merci à Sophia Aram pour avoir répondu présente immédiatement pour présider cette soirée-événement Liberté, Liberté Chérie ! Sa vision de la laïcité, sa personnalité et ses traits d’humour ont su pimenter cette belle soirée.

Liberté, liberté chérie I Jean-Pierre Sakoun

Acte 1 – Jean-Pierre Sakoun, Président de l’association Unité Laïque


Discours Jean-Pierre Sakoun

« Madame la maire du 9e arrondissement, chère Delphine, qui nous recevez désormais, je dirais presque « traditionnellement », pour porter ensemble notre combat ; cher Alexis Govciyan, Mesdames et Messieurs les élus de la République, Messieurs les dignitaires du Grand Orient De France, cette société de pensée qui porte sans faille et promeut la laïcité depuis tant de décennies et qui par votre présence marquez la justesse de notre action, chers amis membres d’Unité Laïque, de De quoi demain et du Chevalier de La Barre, Mesdames, Messieurs, et surtout, surtout, chers artistes sans l’engagement bénévole et enthousiaste desquels rien de tout cela ne pourrait avoir lieu.

Lorsque nous avons imaginé cette soirée, nous ne voulions pas un colloque de plus, un hommage compassé de plus. Nous voulions une fête. La fête de la liberté d’expression, de la conscience libre, de la pensée affranchie, de la culture, de la créativité, de la fraternité. Une fête où la laïcité n’est pas seulement un principe constitutionnel et juridique , mais une culture en action, une force, joyeuse, contagieuse, profondément humaine.

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Liberté, liberté chérie I Marc Hajjar

Acte 1 – Marc Hajjar, Président de l’association De Quoi Demain

Discours de Marc Hajjar
« Merci chers Jean-Pierre et Daniel, Madame la Maire,

L’association DE QUOI DEMAIN, depuis sa création en juillet 2024 par quelques artistes, chercheurs en art et responsables culturels, s’exerce, à parler au présent de la proposition républicaine « à la française », égalitaire et émancipatrice, à éclairer les liens présents depuis plus d’un siècle entre liberté, égalité, fraternité et laïcité, et à penser leur mise en œuvre aujourd’hui dans le champ artistique.

Pleinement engagée dans la défense de la liberté de création, elle s’attache à favoriser le dialogue dans le secteur culturel.

Nous sommes très heureux de nous associer à Unité Laïque et au Chevalier de la Barre pour l’organisation de cette soirée qui promet d’être exceptionnelle. »

Liberté, liberté chérie I Daniel Benichou

Acte 1 – Daniel Benichou, Président de l’association Le Chevalier de la Barre


Discours de Daniel Benichou
« Mesdames, Messieurs, chers amis de la liberté,

Quel plaisir, pour moi, d’ouvrir cette soirée Liberté, Liberté chérie
Dans la belle salle Rossini de la mairie du 9e !
Un immense merci à Madame la Maire, Delphine Bürkli, à son adjoint Alexis Govciyan et à toute son équipe :

Accueillir trois cents amoureux de la liberté d’expression en ce jour, Ce n’est pas de l’hospitalité,
C’est du courage politique !

Je parle au nom de l’association « Le Chevalier de La Barre »,
qui porte le nom de ce jeune homme qui aurait probablement préféré, lui aussi, qu’on lui offre une salle de spectacle plutôt qu’un tribunal.
À dix-neuf ans, La Barre fut condamné à mort pour…

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Laïcité à l’école : « On assiste à un retour du religieux » – Dauphiné Libéré

« Les programmes scolaires, le port de signes religieux ostentatoires, des agressions contre des enseignants… La question de la laïcité à l’école revient régulièrement dans l’actualité. A l’occasion des 120 ans de la loi de séparation entre l’Église et l’État, elle fera l’objet d’un ciné-débat ce 28 novembre. Avant sa venue à Valence, l’invité Benoît Drouot répond à nos questions. »

Louise Violet – 120 ans d’émancipation I Revivre la soirée

Ciné-débat « Louise Violet » le vendredi 28 novembre 2025

EN PARTENARIAT AVEC LUX

Le vendredi 28 novembre s’est tenu à LUX le ciné-débat « Louise Violet », un des événements de la saison 120 ans d’émancipation organisé par Unité laïque avec le soutien de la Ville de Valence et en partenariat avec trois acteurs culturels majeurs du territoire (LUX, Les Philophiles et la Médiathèque Latour-Maubourg).

L’action du film d’Éric Besnard, sorti en salles en 2024, avec Alexandra Lamy et Grégory Gadebois, se situe en1889. Envoyée dans un village de la campagne française (le film a été tourné en Haute-Loire), l’institutrice Louise Violet doit y imposer l’école de la République, gratuite, obligatoire et laïque à la suite des Lois Jules Ferry. Dans un milieu rural qui reste hostile à tout changement, elle doit faire preuve de détermination, de diplomatie et de tolérance pour réussir sa mission. Sa tâche devient encore plus difficile lorsque des éléments de son passé font surface.


Article de presse Le Dauphiné Libéré


Une première projection de Louise Violet a eu lieu à 14 heures devant deux classes de seconde du lycée Emile Loubet, accompagnées de leurs professeurs de français et d’histoire-géographie. Unité laïque a en effet conçu une programmation spéciale pour les scolaires dans la cadre de cette saison de célébration des 120 ans de la loi du 9 décembre 1905. Une seconde projection, destinée au grand public, s’est déroulée à 20 heures.

Les deux séances ont été suivies d’un échange avec le public animé par Benoît Drouot, professeur agrégé d’histoire-géographie en INSPE, membre du Conseil des sages de la laïcité et des valeurs de la République de l’Éducation nationale, et Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité laïque.

Jean-Pierre Sakoun

Benoît Drouot

Les lycéens, très intéressés, ont découvert à travers ce film la naissance de l’école publique dans les débuts de la IIIe République et la révolution sociale qu’a représentée l’école obligatoire et gratuite. La dureté de la vie des enfants en milieu rural, mis aux travaux des champs dès leur plus jeune âge, n’a pas manqué de les impressionner. Le grand public a été quant à lui enthousiasmé par la qualité scénaristique et esthétique du film et la remarquable interprétation de l’ensemble des comédiens, en particulier Alexandra Lamy et Grégory Gadebois. Les questions ont pour la plupart concerné la création de la République laïque à partir de 1871, la naissance de la laïcité en France et la mise en œuvre parfois difficile du principe de laïcité aujourd’hui.

Stéphanie Roza – 120 ans d’émancipation I Revivre la soirée

Conférence de Stéphanie Roza le jeudi 6 novembre 2025

EN PARTENARIAT AVEC LES PHILOPHILES

Salle comble le jeudi 6 novembre à l’auditorium du Conseil départemental pour la conférence de Stéphanie Roza, coorganisée par Unité laïque et Les Philophiles, sur le thème « Que reste-t-il de l’esprit des Lumières ? » 

Une conférence particulièrement éclairante dans les temps troublés que nous connaissons, de nombreuses questions et la présence de la librairie L’oiseau siffleur pour une vente-dédicace des livres de Stéphanie Roza et de quelques autres auteurs.

Un grand succès dans le cadre de la saison « 120 ans d’émancipation » organisée avec le soutien de la Ville de Valence et en partenariat avec des acteurs culturels majeurs (LUX Scène nationale, Médiathèque La Tour Maubourg, Les Philophiles).

Liberté, liberté chérie I Delphine Bürkli

Acte 1 – Introduction de Delphine Bürkli, Maire du 9ème arrondissement de Paris

Merci à Delphine Bürkli et à toute l’équipe de la Mairie du 9ème arrondissement de Paris pour leur engagement pour la défense de la laïcité et de la liberté d’expression, merci d’avoir été soutien dans l’organisation de cette soirée-événement Liberté, Liberté Chérie, et merci pour ce bel accueil !

Discours de Delphine Bürkli
« Je suis ravie de vous accueillir ce soir à l’occasion de cette soirée exceptionnelle intitulée « Liberté, liberté chérie », organisée avec nos partenaires et amis d’Unité laïque, pour célébrer les 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État. Une loi fondatrice qui continue d’éclairer notre République comme un phare dans la nuit.

Avant toute chose, je veux adresser mes remerciements les plus chaleureux à Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité laïque, et à Aline Girard, secrétaire générale. Nous vous accueillons toujours avec un immense plaisir, parce que votre engagement constant et quotidien, nous rappelle que la laïcité n’est pas un acquis immobile mais une responsabilité vivante. Votre présence, votre fidélité, votre rigueur intellectuelle nous honorent.

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Mickaëlle Paty, lauréate du premier Prix des Hussards noirs – Revue des Deux Mondes

« Le Cours de monsieur Paty » de Mickaëlle Paty avec Émilie Frèche (Albin Michel) a reçu le 8 décembre le premier Prix des Hussards noirs, dédié à la laïcité et l’universalisme.

« Un honneur teinté de gravité ». C’est en ces termes que Mickaëlle Paty a remercié les organisateurs, et les membres du jury du premier Prix des Hussards noirs qui l’ont choisie comme lauréate.

Avec Émilie Frèche, elle a retracé dans Le Cours de monsieur Paty le tragique enchaînement des faits, qui a mené à la mort de son frère Samuel Paty, décapité le 16 octobre 2020 par un terroriste islamiste devant son collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine. Fruit de quatre ans d’enquête, l’ouvrage rapporte notamment le contenu du cours de Samuel Paty, inscrit au programme de quatrième et dont les éléments étaient tous issus des outils pédagogiques de l’Éducation nationale, la défaillance des procédures d’alerte, les lâchetés de certains collègues, les mensonges, l’effroyable emballement sur les réseaux sociaux. Et bien sûr son immense chagrin d’avoir perdu « Samu ». « Le terrorisme islamiste a frappé Samuel précisément parce

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Quelle devrait être la juste place des religions dans la société française ? – France Culture

La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, texte fondateur de la laïcité française, fête ses 120 ans. Comment le lire aujourd’hui, le comprendre, l’articuler aux autres textes législatifs ?

Avec
Aline Girard, secrétaire générale d’Unité laïque et conservateur général honoraire des bibliothèques
Samuel Grzybowski, co-fondateur de l’association Coexister.

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La racialisation et la communautarisation du débat politique français s’accélèrent – Atlantico

La polémique entre le CFCM et le CRIF après la publication du sondage de l’Ifop s’inscrit dans un climat politique français où la lecture communautaire des enjeux publics s’intensifie. Cette affaire illustre une dérive plus profonde : la réintroduction du religieux au cœur du débat politique, la montée des réflexes de suspicion identitaire et l’exploitation électorale des appartenances confessionnelles.

Atlantico :  Comment analysez-vous cette charge du CFCM accusant le CRIF d’une opération contre les musulmans ? 

Jean-Pierre Sakoun : Le CFCM traite implicitement les institutions juives comme centrales dans une opération supposée hostile contre les musulmans. En exigeant immédiatement des explications du CRIF, sans relever l’absence de preuve ni la possibilité de manipulation par l’auteur de la vidéo, le CFCM adopte une posture accusatoire qui repose davantage sur la suspicion que sur les faits. La rhétorique du communiqué, qui dénonce les amalgames contre les musulmans tout en généralisant la méfiance envers les institutions juives, révèle un réflexe de mise en cause systématique du CRIF et une lecture biaisée de l’affaire. Sans affirmer une intention antisémite de l’institution, le texte s’inscrit dans une logique où les institutions concernées sont spontanément perçues comme des agents de complot ou d’ingérence, ce qui fragilise la crédibilité de la démarche et nourrit une polarisation déjà vive. 

« Arrêtons de confondre laïcité et dialogue interreligieux! » – Le Point

TRIBUNE. Partout, les représentants religieux s’imposent comme experts de la laïcité, avec la bénédiction des politiques et des institutions. Une confusion dangereuse. Tribune signée Aline Girard, Secrétaire générale d’Unité Laïque.

Depuis quelques années, il est devenu courant d’inviter des représentants des cultes dès que l’on veut débattre de laïcité, que ce soit à l’occasion de conférences publiques, de sessions pédagogiques ou de comités consultatifs. Ces événements et rassemblements sont dans les faits le prétexte à un dialogue interreligieux à peine régulé par des organisateurs bienveillants, voire complaisants et même pour certains militants.

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Une messe pour l’indignité

Unité laïque exprime son soutien plein et entier au maire de Verdun, Samuel Hazard, qui a fait preuve d’un courage exemplaire en décidant d’interdire la messe prévue le samedi 15 novembre en hommage à l’ex-maréchal Philippe Pétain. En prenant cet arrêté, et en sollicitant le ministre de l’Intérieur pour que l’État exerce ses prérogatives, l’édile assume la responsabilité qui incombe à tout serviteur de la République : protéger l’ordre public et empêcher toute tentative de réhabilitation d’une figure condamnée par la République et l’Histoire.

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Voiler les fillettes dès la maternelle : un rêve islamiste

« Le voile est le symbole de l’inégalité des sexe et de l’infériorisation des femmes. Même des gamines sont considérées comme des objets sexuels tentateurs à cacher sous un voile. » Naëm Bestandji

Lettre ouverte à Monsieur le maire d’Issy-les-Moulineaux

Monsieur le Maire,

À l’occasion de la journée de lutte contre le harcèlement scolaire, le jeudi 6 novembre, l’école maternelle et primaire La Fontaine de votre commune, Issy-les-Moulineaux, a édité une affiche intitulé « Tous en bleu ! contre le harcèlement ». Cette initiative, louable, s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale contre le harcèlement scolaire portée par madame Brigitte Macron et résolument appuyée par le député de votre circonscription quand celui-ci était ministre de l’Éducation Nationale puis Premier Ministre, Monsieur Gabriel Attal.

Cette affiche représente de très jeunes élèves faisant une ronde pour inclure tous les enfants. Parmi eux, certains sont désignés comme étant susceptibles d’être l’objet de moqueries, de discriminations et partant, de harcèlement.

Ainsi sont dessinés, se tenant par la main, des enfants de couleurs de peau différentes, un garçonnet en fauteuil roulant et … deux fillettes portant un foulard islamique.

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Guerre des mots : « Le concept de liberté religieuse défie la laïcité » – Marianne

L’article 1 de la loi de 1905 dispose que : «La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.» – Albin Bonnard / Hans Lucas

Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État instaure « la liberté de conscience ». Il y a 120 ans. Aline Girard, secrétaire général d’Unité laïque, une association de défense des principes républicains, et Jean-Pierre Sakoun, son fondateur et président, expliquent dans cette tribune pourquoi parler de « liberté religieuse » plutôt que de « liberté de conscience » instille l’idée que la laïcité oppresse les croyants.

« La République assure la liberté de conscience. » Tels sont les premiers mots de l’article 1er de la loi de séparation des Églises et de l’État qui fonde la laïcité, socle de notre contrat social et dont nous célébrons les 120 ans en 2025.

La liberté de conscience inclut toutes les convictions, philosophiques, religieuses, politiques. Pourtant une ritournelle se fait entendre depuis quelques années, nous berçant continuellement d’étranges expressions telles que « liberté de religion » et même « liberté religieuse ».

Piège

L’expression « liberté de religion » a fait son entrée dans le droit français par le biais de la Convention européenne des droits de l’homme ratifiée par la France en 1974 qui, dans son article 9, statue que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ». Pour nous Français, la liberté de religion, c’est-à-dire la possibilité d’en avoir une ou pas, d’en changer, d’y renoncer, etc. n’est qu’une déclinaison possible de la liberté de conscience. La CEDH et la CJUE ont d’ailleurs consacré cette assimilation française de la liberté de religion à la liberté de conscience dans leurs décisions, qui vont très majoritairement dans ce sens.

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La France doit choisir entre son héritage laïque et une société fragmentée – Le Point

TRIBUNE. L’islamisme s’infiltre dans les institutions. La République, affaiblie par ses divisions, semble avoir perdu le courage de défendre ses principes. Par Jean-Pierre Sakoun.

« Dix ans après les massacres du 13 Novembre, cinq ans après l’assassinat de Samuel Paty, la France paraît comme hébétée. Comme si la sidération s’était muée en lassitude, puis en renoncement. L’islamisme – a-t-il été un seul jour combattu frontalement ? – se répand désormais dans les replis du quotidien et des institutions. Il n’impose plus la peur par la seule violence ; il avance sous les dehors de la respectabilité, de la revendication minoritaire, du « droit à la différence », voire, paradoxes accablants, de la lutte syndicale ou même de la défense de la liberté des femmes. Et face à lui, la République, affaiblie par ses divisions et paralysée par la crainte d’être accusée de discrimination, d’islamophobie, cette baguette magique des mollahs, recule pas à pas.

Il y a dix ans, les terroristes du Bataclan criaient « Allahou akbar » en assassinant des jeunes gens venus écouter de la musique. Leurs acolytes attaquaient les terrasses parisiennes. Il y a dix ans, ils assassinaient Charlie et massacraient les Juifs de l’Hyper Cacher. Leur haine visait la joie, la liberté, la mixité, la vie même. Elle visait la France telle qu’elle se vit. Il y a cinq ans, Samuel Paty était décapité pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet, dans un cours sur la liberté d’expression. Sa mort devait nous rappeler que la République se fonde sur le droit de critiquer et de caricaturer les religions, toutes les religions, sans menace ni terreur.

Mais l’émotion et les résolutions suscitées par ces actes ignobles ont fait long feu. Dans nombre d’établissements scolaires, les enseignants s’autocensurent. Dans les universités, les colloques « décoloniaux » ou « intersectionnels » s’en prennent à la laïcité, qu’ils accusent d’islamophobie, quand ils ne hurlent pas leur soutien au Hamas et à son massacre du 7 octobre 2023, éventrant et violant les femmes, tuant les enfants. Dans ce qui reste de la gauche démocratique, seuls certains élus courageux et jetés en pâture sur les réseaux sociaux osent dénoncer l’islamisme. Les autres ont trop peur de « stigmatiser », le cerveau retourné par la victimisation, la meilleure et la plus ancienne arme des Frères musulmans. Au sein même de la société, le voile est devenu le signe tranquille d’une régression imposée comme liberté. Qui se révolte contre son joug n’est rien moins qu’un fasciste. Lorsqu’on sait les liens organiques historiques entre les Frères musulmans et le nazisme, c’est sidérant…

La République, au lieu de transmettre la fierté de ses principes et l’idéal de l’émancipation, enseigne désormais la prudence. Au lieu de protéger la liberté de conscience, elle ménage la susceptibilité religieuse. On redoute le scandale plus qu’on ne redoute la servitude.

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Samuel Paty, 5 ans après – Le bilan

Pour célébrer la mémoire de Samuel Paty, professeur assassiné par des terroristes islamistes en 2020, l’association Unité Laïque, en partenariat avec le Barreau des Avocats de Paris et la Mairie du 9ème arrondissement ont organisé un hommage le Jeudi 16 octobre 2025.

Près de 300 personnes ont partagé une soirée en mémoire de Samuel Paty ce 16 octobre dernier, rythmée par les discours de personnalités engagées et par des représentations théâtrales données par les élèves de 1ère du lycée Camille-Claudel de Palaiseau.

Découvrez les discours :
Delphine Bürkli, Maire Paris 9
Aline Girard, Secrétaire générale d’Unité Laïque, maîtresse de cérémonie
Basile Ader, vice-bâtonnier honoraire, représentant Pierre Hoffman, bâtonnier de Paris
François Truffer, professeur de Lettres au lycée Camille-Claudel de Palaiseau
Xavier Michel, professeur de Lettres au lycée Camille-Claudel de Palaiseau
Mickaëlle Paty, sœur de Samuel Paty
Alain Seksig, IA/IPR honoraire, représentant du président du CLR
Alain Jakubowicz, avocat, président d’honneur de la LICRA
Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque

Samuel Paty, 5 ans après – Discours Delphine Bürkli

« Cinq ans après, Samuel Paty : ne jamais oublier et continuer à faire vivre la flamme de la laïcité qui l’habitait.

Le meurtre de Samuel Paty reste, cinq ans après, une balafre sur le visage de la République : un enseignant a été assassiné pour avoir enseigné, pour avoir simplement fait son métier : celui de transmettre, celui de former des citoyens libres et éclairés.

Avec Unité Laïque et son président Jean-Pierre Sakoun, nous avons conçu cette soirée, non pas seulement comme un moment de commémoration mais surtout comme une manière de réaffirmer, d’ancrer, de solidifier un peu plus encore la laïcité au cœur de nos vies quotidiennes.

Une soirée rythmée par les témoignages de personnalités fortes qui combattent l’obscuratisme et qui portent haut et fort les valeurs de la République: Alain Jakubowicz, Basile Ader, Alain Seksig, Delphine Girard … et la prestation absolument remarquable des élèves de 1ère du lycée Camille Claudel (Palaiseau) qui ont joué quatre scènes de la pièce écrite par Émilie Frèche (également présente) « Le Professeur ».

Ces jeunes lycéens représentent la promesse d’un avenir lucide et courageux, celui d’une génération en proie au doute mais qui n’a pas peur de regarder l’histoire en face.

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