Unité Laïque
Liberté, liberté chérie I Sophia Aram

Acte 1 – Sophia Aram, Discours d’ouverture par la Présidente de la soirée Liberté, Liberté Chérie

Merci à Sophia Aram pour avoir répondu présente immédiatement pour présider cette soirée-événement Liberté, Liberté Chérie ! Sa vision de la laïcité, sa personnalité et ses traits d’humour ont su pimenter cette belle soirée.

Liberté, liberté chérie I Jean-Pierre Sakoun

Acte 1 – Jean-Pierre Sakoun, Président de l’association Unité Laïque


Discours Jean-Pierre Sakoun

« Madame la maire du 9e arrondissement, chère Delphine, qui nous recevez désormais, je dirais presque « traditionnellement », pour porter ensemble notre combat ; cher Alexis Govciyan, Mesdames et Messieurs les élus de la République, Messieurs les dignitaires du Grand Orient De France, cette société de pensée qui porte sans faille et promeut la laïcité depuis tant de décennies et qui par votre présence marquez la justesse de notre action, chers amis membres d’Unité Laïque, de De quoi demain et du Chevalier de La Barre, Mesdames, Messieurs, et surtout, surtout, chers artistes sans l’engagement bénévole et enthousiaste desquels rien de tout cela ne pourrait avoir lieu.

Lorsque nous avons imaginé cette soirée, nous ne voulions pas un colloque de plus, un hommage compassé de plus. Nous voulions une fête. La fête de la liberté d’expression, de la conscience libre, de la pensée affranchie, de la culture, de la créativité, de la fraternité. Une fête où la laïcité n’est pas seulement un principe constitutionnel et juridique , mais une culture en action, une force, joyeuse, contagieuse, profondément humaine.

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Liberté, liberté chérie I Daniel Benichou

Acte 1 – Daniel Benichou, Président de l’association Le Chevalier de la Barre


Discours de Daniel Benichou
« Mesdames, Messieurs, chers amis de la liberté,

Quel plaisir, pour moi, d’ouvrir cette soirée Liberté, Liberté chérie
Dans la belle salle Rossini de la mairie du 9e !
Un immense merci à Madame la Maire, Delphine Bürkli, à son adjoint Alexis Govciyan et à toute son équipe :

Accueillir trois cents amoureux de la liberté d’expression en ce jour, Ce n’est pas de l’hospitalité,
C’est du courage politique !

Je parle au nom de l’association « Le Chevalier de La Barre »,
qui porte le nom de ce jeune homme qui aurait probablement préféré, lui aussi, qu’on lui offre une salle de spectacle plutôt qu’un tribunal.
À dix-neuf ans, La Barre fut condamné à mort pour…

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Liberté, liberté chérie I Marc Hajjar

Acte 1 – Marc Hajjar, Président de l’association De Quoi Demain

Discours de Marc Hajjar
« Merci chers Jean-Pierre et Daniel, Madame la Maire,

L’association DE QUOI DEMAIN, depuis sa création en juillet 2024 par quelques artistes, chercheurs en art et responsables culturels, s’exerce, à parler au présent de la proposition républicaine « à la française », égalitaire et émancipatrice, à éclairer les liens présents depuis plus d’un siècle entre liberté, égalité, fraternité et laïcité, et à penser leur mise en œuvre aujourd’hui dans le champ artistique.

Pleinement engagée dans la défense de la liberté de création, elle s’attache à favoriser le dialogue dans le secteur culturel.

Nous sommes très heureux de nous associer à Unité Laïque et au Chevalier de la Barre pour l’organisation de cette soirée qui promet d’être exceptionnelle. »

Laïcité à l’école : « On assiste à un retour du religieux » – Dauphiné Libéré

« Les programmes scolaires, le port de signes religieux ostentatoires, des agressions contre des enseignants… La question de la laïcité à l’école revient régulièrement dans l’actualité. A l’occasion des 120 ans de la loi de séparation entre l’Église et l’État, elle fera l’objet d’un ciné-débat ce 28 novembre. Avant sa venue à Valence, l’invité Benoît Drouot répond à nos questions. »

Louise Violet – 120 ans d’émancipation I Journal

Ciné-débat « Louise Violet » le vendredi 28 novembre 2025

EN PARTENARIAT AVEC LUX

Le vendredi 28 novembre s’est tenu à LUX le ciné-débat « Louise Violet », un des événements de la saison 120 ans d’émancipation organisé par Unité laïque avec le soutien de la Ville de Valence et en partenariat avec trois acteurs culturels majeurs du territoire (LUX, Les Philophiles et la Médiathèque Latour-Maubourg).

L’action du film d’Éric Besnard, sorti en salles en 2024, avec Alexandra Lamy et Grégory Gadebois, se situe en1889. Envoyée dans un village de la campagne française (le film a été tourné en Haute-Loire), l’institutrice Louise Violet doit y imposer l’école de la République, gratuite, obligatoire et laïque à la suite des Lois Jules Ferry. Dans un milieu rural qui reste hostile à tout changement, elle doit faire preuve de détermination, de diplomatie et de tolérance pour réussir sa mission. Sa tâche devient encore plus difficile lorsque des éléments de son passé font surface.


Article de presse Le Dauphiné Libéré


Une première projection de Louise Violet a eu lieu à 14 heures devant deux classes de seconde du lycée Emile Loubet, accompagnées de leurs professeurs de français et d’histoire-géographie. Unité laïque a en effet conçu une programmation spéciale pour les scolaires dans la cadre de cette saison de célébration des 120 ans de la loi du 9 décembre 1905. Une seconde projection, destinée au grand public, s’est déroulée à 20 heures.

Les deux séances ont été suivies d’un échange avec le public animé par Benoît Drouot, professeur agrégé d’histoire-géographie en INSPE, membre du Conseil des sages de la laïcité et des valeurs de la République de l’Éducation nationale, et Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité laïque.

Jean-Pierre Sakoun

Benoît Drouot

Les lycéens, très intéressés, ont découvert à travers ce film la naissance de l’école publique dans les débuts de la IIIe République et la révolution sociale qu’a représentée l’école obligatoire et gratuite. La dureté de la vie des enfants en milieu rural, mis aux travaux des champs dès leur plus jeune âge, n’a pas manqué de les impressionner. Le grand public a été quant à lui enthousiasmé par la qualité scénaristique et esthétique du film et la remarquable interprétation de l’ensemble des comédiens, en particulier Alexandra Lamy et Grégory Gadebois. Les questions ont pour la plupart concerné la création de la République laïque à partir de 1871, la naissance de la laïcité en France et la mise en œuvre parfois difficile du principe de laïcité aujourd’hui.

Stéphanie Roza – 120 ans d’émancipation I Journal

Conférence de Stéphanie Roza le jeudi 6 novembre 2025

EN PARTENARIAT AVEC LES PHILOPHILES

Salle comble le jeudi 6 novembre à l’auditorium du Conseil départemental pour la conférence de Stéphanie Roza, coorganisée par Unité laïque et Les Philophiles, sur le thème « Que reste-t-il de l’esprit des Lumières ? » 

Une conférence particulièrement éclairante dans les temps troublés que nous connaissons, de nombreuses questions et la présence de la librairie L’oiseau siffleur pour une vente-dédicace des livres de Stéphanie Roza et de quelques autres auteurs.

Un grand succès dans le cadre de la saison « 120 ans d’émancipation » organisée avec le soutien de la Ville de Valence et en partenariat avec des acteurs culturels majeurs (LUX Scène nationale, Médiathèque La Tour Maubourg, Les Philophiles).

Liberté, liberté chérie I Delphine Bürkli

Acte 1 – Introduction de Delphine Bürkli, Maire du 9ème arrondissement de Paris

Merci à Delphine Bürkli et à toute l’équipe de la Mairie du 9ème arrondissement de Paris pour leur engagement pour la défense de la laïcité et de la liberté d’expression, merci d’avoir été soutien dans l’organisation de cette soirée-événement Liberté, Liberté Chérie, et merci pour ce bel accueil !

Discours de Delphine Bürkli
« Je suis ravie de vous accueillir ce soir à l’occasion de cette soirée exceptionnelle intitulée « Liberté, liberté chérie », organisée avec nos partenaires et amis d’Unité laïque, pour célébrer les 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État. Une loi fondatrice qui continue d’éclairer notre République comme un phare dans la nuit.

Avant toute chose, je veux adresser mes remerciements les plus chaleureux à Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité laïque, et à Aline Girard, secrétaire générale. Nous vous accueillons toujours avec un immense plaisir, parce que votre engagement constant et quotidien, nous rappelle que la laïcité n’est pas un acquis immobile mais une responsabilité vivante. Votre présence, votre fidélité, votre rigueur intellectuelle nous honorent.

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Mickaëlle Paty, lauréate du premier Prix des Hussards noirs – Revue des Deux Mondes

« Le Cours de monsieur Paty » de Mickaëlle Paty avec Émilie Frèche (Albin Michel) a reçu le 8 décembre le premier Prix des Hussards noirs, dédié à la laïcité et l’universalisme.

« Un honneur teinté de gravité ». C’est en ces termes que Mickaëlle Paty a remercié les organisateurs, et les membres du jury du premier Prix des Hussards noirs qui l’ont choisie comme lauréate.

Avec Émilie Frèche, elle a retracé dans Le Cours de monsieur Paty le tragique enchaînement des faits, qui a mené à la mort de son frère Samuel Paty, décapité le 16 octobre 2020 par un terroriste islamiste devant son collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine. Fruit de quatre ans d’enquête, l’ouvrage rapporte notamment le contenu du cours de Samuel Paty, inscrit au programme de quatrième et dont les éléments étaient tous issus des outils pédagogiques de l’Éducation nationale, la défaillance des procédures d’alerte, les lâchetés de certains collègues, les mensonges, l’effroyable emballement sur les réseaux sociaux. Et bien sûr son immense chagrin d’avoir perdu « Samu ». « Le terrorisme islamiste a frappé Samuel précisément parce

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Quelle devrait être la juste place des religions dans la société française ? – France Culture

La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, texte fondateur de la laïcité française, fête ses 120 ans. Comment le lire aujourd’hui, le comprendre, l’articuler aux autres textes législatifs ?

Avec
Aline Girard, secrétaire générale d’Unité laïque et conservateur général honoraire des bibliothèques
Samuel Grzybowski, co-fondateur de l’association Coexister.

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La racialisation et la communautarisation du débat politique français s’accélèrent – Atlantico

La polémique entre le CFCM et le CRIF après la publication du sondage de l’Ifop s’inscrit dans un climat politique français où la lecture communautaire des enjeux publics s’intensifie. Cette affaire illustre une dérive plus profonde : la réintroduction du religieux au cœur du débat politique, la montée des réflexes de suspicion identitaire et l’exploitation électorale des appartenances confessionnelles.

Atlantico :  Comment analysez-vous cette charge du CFCM accusant le CRIF d’une opération contre les musulmans ? 

Jean-Pierre Sakoun : Le CFCM traite implicitement les institutions juives comme centrales dans une opération supposée hostile contre les musulmans. En exigeant immédiatement des explications du CRIF, sans relever l’absence de preuve ni la possibilité de manipulation par l’auteur de la vidéo, le CFCM adopte une posture accusatoire qui repose davantage sur la suspicion que sur les faits. La rhétorique du communiqué, qui dénonce les amalgames contre les musulmans tout en généralisant la méfiance envers les institutions juives, révèle un réflexe de mise en cause systématique du CRIF et une lecture biaisée de l’affaire. Sans affirmer une intention antisémite de l’institution, le texte s’inscrit dans une logique où les institutions concernées sont spontanément perçues comme des agents de complot ou d’ingérence, ce qui fragilise la crédibilité de la démarche et nourrit une polarisation déjà vive. 

« Arrêtons de confondre laïcité et dialogue interreligieux! » – Le Point

TRIBUNE. Partout, les représentants religieux s’imposent comme experts de la laïcité, avec la bénédiction des politiques et des institutions. Une confusion dangereuse. Tribune signée Aline Girard, Secrétaire générale d’Unité Laïque.

Depuis quelques années, il est devenu courant d’inviter des représentants des cultes dès que l’on veut débattre de laïcité, que ce soit à l’occasion de conférences publiques, de sessions pédagogiques ou de comités consultatifs. Ces événements et rassemblements sont dans les faits le prétexte à un dialogue interreligieux à peine régulé par des organisateurs bienveillants, voire complaisants et même pour certains militants.

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Une messe pour l’indignité

Unité laïque exprime son soutien plein et entier au maire de Verdun, Samuel Hazard, qui a fait preuve d’un courage exemplaire en décidant d’interdire la messe prévue le samedi 15 novembre en hommage à l’ex-maréchal Philippe Pétain. En prenant cet arrêté, et en sollicitant le ministre de l’Intérieur pour que l’État exerce ses prérogatives, l’édile assume la responsabilité qui incombe à tout serviteur de la République : protéger l’ordre public et empêcher toute tentative de réhabilitation d’une figure condamnée par la République et l’Histoire.

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Voiler les fillettes dès la maternelle : un rêve islamiste

« Le voile est le symbole de l’inégalité des sexe et de l’infériorisation des femmes. Même des gamines sont considérées comme des objets sexuels tentateurs à cacher sous un voile. » Naëm Bestandji

Lettre ouverte à Monsieur le maire d’Issy-les-Moulineaux

Monsieur le Maire,

À l’occasion de la journée de lutte contre le harcèlement scolaire, le jeudi 6 novembre, l’école maternelle et primaire La Fontaine de votre commune, Issy-les-Moulineaux, a édité une affiche intitulé « Tous en bleu ! contre le harcèlement ». Cette initiative, louable, s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale contre le harcèlement scolaire portée par madame Brigitte Macron et résolument appuyée par le député de votre circonscription quand celui-ci était ministre de l’Éducation Nationale puis Premier Ministre, Monsieur Gabriel Attal.

Cette affiche représente de très jeunes élèves faisant une ronde pour inclure tous les enfants. Parmi eux, certains sont désignés comme étant susceptibles d’être l’objet de moqueries, de discriminations et partant, de harcèlement.

Ainsi sont dessinés, se tenant par la main, des enfants de couleurs de peau différentes, un garçonnet en fauteuil roulant et … deux fillettes portant un foulard islamique.

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Guerre des mots : « Le concept de liberté religieuse défie la laïcité » – Marianne

L’article 1 de la loi de 1905 dispose que : «La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.» – Albin Bonnard / Hans Lucas

Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État instaure « la liberté de conscience ». Il y a 120 ans. Aline Girard, secrétaire général d’Unité laïque, une association de défense des principes républicains, et Jean-Pierre Sakoun, son fondateur et président, expliquent dans cette tribune pourquoi parler de « liberté religieuse » plutôt que de « liberté de conscience » instille l’idée que la laïcité oppresse les croyants.

« La République assure la liberté de conscience. » Tels sont les premiers mots de l’article 1er de la loi de séparation des Églises et de l’État qui fonde la laïcité, socle de notre contrat social et dont nous célébrons les 120 ans en 2025.

La liberté de conscience inclut toutes les convictions, philosophiques, religieuses, politiques. Pourtant une ritournelle se fait entendre depuis quelques années, nous berçant continuellement d’étranges expressions telles que « liberté de religion » et même « liberté religieuse ».

Piège

L’expression « liberté de religion » a fait son entrée dans le droit français par le biais de la Convention européenne des droits de l’homme ratifiée par la France en 1974 qui, dans son article 9, statue que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ». Pour nous Français, la liberté de religion, c’est-à-dire la possibilité d’en avoir une ou pas, d’en changer, d’y renoncer, etc. n’est qu’une déclinaison possible de la liberté de conscience. La CEDH et la CJUE ont d’ailleurs consacré cette assimilation française de la liberté de religion à la liberté de conscience dans leurs décisions, qui vont très majoritairement dans ce sens.

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La France doit choisir entre son héritage laïque et une société fragmentée – Le Point

TRIBUNE. L’islamisme s’infiltre dans les institutions. La République, affaiblie par ses divisions, semble avoir perdu le courage de défendre ses principes. Par Jean-Pierre Sakoun.

« Dix ans après les massacres du 13 Novembre, cinq ans après l’assassinat de Samuel Paty, la France paraît comme hébétée. Comme si la sidération s’était muée en lassitude, puis en renoncement. L’islamisme – a-t-il été un seul jour combattu frontalement ? – se répand désormais dans les replis du quotidien et des institutions. Il n’impose plus la peur par la seule violence ; il avance sous les dehors de la respectabilité, de la revendication minoritaire, du « droit à la différence », voire, paradoxes accablants, de la lutte syndicale ou même de la défense de la liberté des femmes. Et face à lui, la République, affaiblie par ses divisions et paralysée par la crainte d’être accusée de discrimination, d’islamophobie, cette baguette magique des mollahs, recule pas à pas.

Il y a dix ans, les terroristes du Bataclan criaient « Allahou akbar » en assassinant des jeunes gens venus écouter de la musique. Leurs acolytes attaquaient les terrasses parisiennes. Il y a dix ans, ils assassinaient Charlie et massacraient les Juifs de l’Hyper Cacher. Leur haine visait la joie, la liberté, la mixité, la vie même. Elle visait la France telle qu’elle se vit. Il y a cinq ans, Samuel Paty était décapité pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet, dans un cours sur la liberté d’expression. Sa mort devait nous rappeler que la République se fonde sur le droit de critiquer et de caricaturer les religions, toutes les religions, sans menace ni terreur.

Mais l’émotion et les résolutions suscitées par ces actes ignobles ont fait long feu. Dans nombre d’établissements scolaires, les enseignants s’autocensurent. Dans les universités, les colloques « décoloniaux » ou « intersectionnels » s’en prennent à la laïcité, qu’ils accusent d’islamophobie, quand ils ne hurlent pas leur soutien au Hamas et à son massacre du 7 octobre 2023, éventrant et violant les femmes, tuant les enfants. Dans ce qui reste de la gauche démocratique, seuls certains élus courageux et jetés en pâture sur les réseaux sociaux osent dénoncer l’islamisme. Les autres ont trop peur de « stigmatiser », le cerveau retourné par la victimisation, la meilleure et la plus ancienne arme des Frères musulmans. Au sein même de la société, le voile est devenu le signe tranquille d’une régression imposée comme liberté. Qui se révolte contre son joug n’est rien moins qu’un fasciste. Lorsqu’on sait les liens organiques historiques entre les Frères musulmans et le nazisme, c’est sidérant…

La République, au lieu de transmettre la fierté de ses principes et l’idéal de l’émancipation, enseigne désormais la prudence. Au lieu de protéger la liberté de conscience, elle ménage la susceptibilité religieuse. On redoute le scandale plus qu’on ne redoute la servitude.

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Samuel Paty, 5 ans après – Le bilan

Pour célébrer la mémoire de Samuel Paty, professeur assassiné par des terroristes islamistes en 2020, l’association Unité Laïque, en partenariat avec le Barreau des Avocats de Paris et la Mairie du 9ème arrondissement ont organisé un hommage le Jeudi 16 octobre 2025.

Près de 300 personnes ont partagé une soirée en mémoire de Samuel Paty ce 16 octobre dernier, rythmée par les discours de personnalités engagées et par des représentations théâtrales données par les élèves de 1ère du lycée Camille-Claudel de Palaiseau.

Découvrez les discours :
Delphine Bürkli, Maire Paris 9
Aline Girard, Secrétaire générale d’Unité Laïque, maîtresse de cérémonie
Basile Ader, vice-bâtonnier honoraire, représentant Pierre Hoffman, bâtonnier de Paris
François Truffer, professeur de Lettres au lycée Camille-Claudel de Palaiseau
Xavier Michel, professeur de Lettres au lycée Camille-Claudel de Palaiseau
Mickaëlle Paty, sœur de Samuel Paty
Alain Seksig, IA/IPR honoraire, représentant du président du CLR
Alain Jakubowicz, avocat, président d’honneur de la LICRA
Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque

Samuel Paty, 5 ans après – Discours Delphine Bürkli

« Cinq ans après, Samuel Paty : ne jamais oublier et continuer à faire vivre la flamme de la laïcité qui l’habitait.

Le meurtre de Samuel Paty reste, cinq ans après, une balafre sur le visage de la République : un enseignant a été assassiné pour avoir enseigné, pour avoir simplement fait son métier : celui de transmettre, celui de former des citoyens libres et éclairés.

Avec Unité Laïque et son président Jean-Pierre Sakoun, nous avons conçu cette soirée, non pas seulement comme un moment de commémoration mais surtout comme une manière de réaffirmer, d’ancrer, de solidifier un peu plus encore la laïcité au cœur de nos vies quotidiennes.

Une soirée rythmée par les témoignages de personnalités fortes qui combattent l’obscuratisme et qui portent haut et fort les valeurs de la République: Alain Jakubowicz, Basile Ader, Alain Seksig, Delphine Girard … et la prestation absolument remarquable des élèves de 1ère du lycée Camille Claudel (Palaiseau) qui ont joué quatre scènes de la pièce écrite par Émilie Frèche (également présente) « Le Professeur ».

Ces jeunes lycéens représentent la promesse d’un avenir lucide et courageux, celui d’une génération en proie au doute mais qui n’a pas peur de regarder l’histoire en face.

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Samuel Paty, 5 ans après – Discours Aline Girard

« Merci à Madame la Maire de nous accueillir à sa Mairie pour la seconde année consécutive pour honorer ensemble Samuel Paty.

Merci à vous d’être venus si nombreux ce soir pour cette soirée d’hommage à Samuel Paty, organisée par Unité laïque en collaboration avec la Mairie du 9ème arrondissement et le Barreau de Paris.

Unité laïque s’honore d’accompagner Mickaelle Paty dans son combat pour la mémoire de son frère, pour la laïcité et pour l’honneur de la République. Il y a près de deux ans ennemis Unité laïque a lancé, en étroite collaboration avec Mickaelle Paty et l’appui de la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio, l’initiative « Honorer Samuel Paty, honorer la République » pour inciter les élus locaux à nommer des rues et des établissements scolaires d’après Samuel Paty. Plus de 100 villes se sont engagées dans cette démarche républicaine.

A travers l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian, comme par l’organisation de nombreux événements pour commémorer les 120 ans de la loi du 9 décembre 1905, Unité laïque mène un combat pour l’émancipation et l’universalisme, pour la liberté de conscience et d’expression, c’est-à-dire le combat de tous les républicains sincères, comme l’était Samuel Paty.

Nous sommes le 16 octobre 2025, il est 18h30. Samuel Paty a été assassiné par un terroriste islamiste il y a cinq ans jour pour jour le 16 octobre 2020, décapité il y a cinq ans presque à la même heure. L’horreur venait de s’abattre sur sa famille et sur la France.

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Samuel Paty, 5 ans après – Discours Basile Ader

« Je suis très heureux que le Barreau de Paris ait pu s’associer à cet hommage, cinq ans après l’assassinat de Samuel Paty, à l’initiative de l’association Unité Laïque, dans cette belle salle Rossini, ici, à la mairie du 9ᵉ arrondissement de Paris.

Et vous avez raison, madame la Maire : c’est hautement symbolique que nous soyons au cœur de Paris, là où l’histoire s’est faite. C’est ici que s’est jouée la conquête de la liberté, sur les barricades de 1830, de 1848, puis de 1870.Et c’est sur ces fondations que notre République s’est construite, autour de grandes lois républicaines, qui les piliers de notre démocratie, en particulier : la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, et la loi de 1905 consacrant la séparation de l’Église et de l’État.

Les dépositaires et gardiens du bon ordre républicain, de la liberté, de la règle commune, ce sont aux premiers chefs : la presse, le barreau, mais aussi l’école républicaine.

C’est un professeur, dans l’exercice de ses fonctions, un professeur d’histoire-géographie, qui a rappelé un fait d’histoire fondamental. Il l’a fait pour transmettre et incarner les grands principes républicains : la liberté d’expression et la laïcité.

Il a voulu expliquer les raisons pour lesquelles la rédaction de Charlie Hebdo avait été visée en janvier 2015. À savoir : la publication de caricatures de Mahomet, en solidarité avec un journal danois, caricatures qui avaient provoqué une vive colère dans une partie du monde musulman.

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Samuel Paty, 5 ans après – Discours François Truffer

« Rose, Laureline, Morgane, Aaron, Baptiste, Camille, Nolwenn, Valentine, Julie et Lucie.

Nos jeunes acteurs du soir.

Où étaient-ils en cet après-midi du 16 octobre 2020 ?

En cours d’EPS. De français. Ou de retour à la maison. Des collégiens de 5ème.

Ils ne comprirent pas d’abord comment une telle violence avait pu surgir dans un espace si banal et quotidien. L’espace du commun. Protégé des bruits et du tumulte de la Cité et protecteur de chacun. 

Où étions-nous au soir du 16 octobre 2020 ?

Ensemble.

Ses collègues. Les Professeurs. Comme ce soir. M. Dorville, leur professeur documentaliste. Mme Bellery, leur professeur de théâtre. M. Michel, leur professeur d’Histoire et moi-même et tous les autres…

Il y a cinq ans chaque professeur au soir de ses vacances se voyait confronté.

Nous nous sommes appelés. Se souvenir toujours. Noter. Il nous fallut écrire.

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Samuel Paty, 5 ans après – Discours Xavier Michel

« Bonsoir,

Je souhaiterais quant à moi dire quelques mots personnels du cours de Samuel Paty.

Comme l’a dit François, longtemps la laïcité fut pour nous une valeur acquise et partagée.

Et soudain, de l’affaire des caricatures danoises à janvier 2015, elle devint un pilier républicain à protéger avant que l’édifice ne s’effondre. Pour moi, l’enseignement de la liberté d’expression, de la laïcité devinrent des combats absolument essentiels à mener au sein de l’école. Il me fallait expliquer chaque année, sans relâche, les caricatures de Charlie Hebdo. La laïcité était devenue un combat oui, presque une guerre au nom de la défense de la République.

J’ai changé, et c’est grâce au cours de Samuel Paty.

Cette guerre, je crois toujours qu’il faut la mener de façon implacable contre les ennemis de la République, contre ceux qui tuent, qui assassinent, des admirateurs de rock, des couples en terrasse, une policière, des juifs et des professeurs. Ce combat, il faut le poursuivre sans relâche car la menace demeure. Mais aucun combat ne doit être mené contre nos élèves, y compris contre ceux qui détournent le regard d’une caricature.

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Samuel Paty, 5 ans après – Discours Mickaëlle Paty

« Madame la Maire, chère Delphine Bürkli,

Monsieur le Président d’Unité Laïque, cher Jean-Pierre,

Monsieur Basile Ader, représentant le bâtonnier de Paris,

Monsieur Alain Jakubowicz, président d’honneur de la LICRA,

Mesdames et Messieurs, chers professeurs, chers élèves, chers amis de la liberté, de l’émancipation, de la laïcité,

Il y a cinq ans, le 16 octobre 2020, mon frère Samuel a été assassiné par un terroriste islamiste. Massacré parce qu’il était professeur, parce qu’il exerçait son métier avec fidélité, parce qu’il avait osé enseigner la liberté d’expression au cœur d’une classe de la République. Cette date reste gravée en nous, indélébile. Elle n’est pas seulement le sceau d’un deuil intime, elle est une plaie ouverte sur la nation tout entière : sur nos consciences, sur l’École, sur la République elle-même. Je me tiens devant vous ce soir non pour attiser la souffrance – elle nous habite en permanence –, mais pour affirmer, avec calme et détermination, que nous ne capitulerons pas. Je parle en sœur endeuillée, en citoyenne engagée, en alliée de ces innombrables enseignants qui, jour après jour, franchissent le seuil de leur école animés par le sens du devoir. Mon frère n’a pas succombé à une simple querelle passagère : il a été frappé pour ce qu’il incarnait, l’autorité sereine d’un professeur au service de la République laïque.

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Samuel Paty, 5 ans après – Discours Alain Seksig

« Cinq ans déjà, que cela passe vite cinq ans ! Il est des dates qu’on ne peut oublier et chacun ici se souvient de l’état de sidération dans lequel l’a plongé la nouvelle foudroyante du 16 octobre 2020, l’assassinat, par décapitation, d’un professeur dont on ne prononçait pas encore le nom, tout près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine.

« Il est des évènements qui marquent une vie au fer rouge » écrira plus tard Mickaëlle Paty, la sœur de Samuel. C’est la première phrase du livre qu’elle a écrit avec Émilie Frèche : « Le cours de monsieur Paty ».

Avec l’assassinat de Samuel Paty, puis, trois ans plus tard, celui de Dominique Bernard, c’est la République elle-même et son école qui ont été cruellement frappées au cœur. C’est que toutes deux sont de longtemps des cibles privilégiées de l’islamisme.

C’est ce qu’expliquait le 13 octobre 2020 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, le professeur des universités Bernard Rougier, l’un de nos plus fins analystes du danger islamiste, devant les représentants de toutes les académies.

En appui de son propos, il citait des extraits du magazine en langue française de Daech : Dar al islam (n°7, décembre 2015). En voici quelques lignes :

« Le musulman doit savoir que le système éducatif français s’est construit contre la religion en général et que l’Islam en tant que seule religion de vérité ne peut cohabiter avec cette laïcité fanatique ».

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Samuel Paty, 5 ans après – Discours Alain Jakubowicz

« 23 janvier 2002 , le monde entier est frappé d’effroi en voyant apparaître sur les écrans le corps d’un homme décapité. La scène se déroule à Karachi, au Pakistan. Les assassins appartiennent à un groupe armé proche de Daech. L’homme s’appelle Daniel Pearl. Il est américain. Il est journaliste. Il est juif. Les derniers mots que ses bourreaux l’obligent à prononcer sont les suivants : « Mon père est juif. Ma mère est juive. Je suis juif ».

18 ans plus tard, chez nous, dans la région parisienne, un homme est froidement assassiné en pleine rue à coups de couteau. Un nombre incalculable de coups de couteau. Son crime accompli, le meurtrier lui tranche la tête et la dépose à côté de son corps. Il sort alors son téléphone et prend un cliché de la scène qu’il envoie en Syrie avec ce commentaire : « j’ai vengé le prophète ». La victime s’appelait Samuel Paty. Il était professeur d’histoire-géographie dans un collège de la république française.

Au cours de ces 18 années d’autres victimes ont subi le même sort. Leurs noms sont pour beaucoup inconnus ou ont été oubliés.

Les américains James Foley, Stephen Sotloff, Peter Kassing en 2014. Et avant eux, Nick Berg, Paul Maschall et Eugène Amstrong en 2004.

En France, Hervé Cornara à Saint-Quentin Fallavier dans l’Isère, le 26 juin 2015. Il était employé dans une zone industrielle. Il a été décapité.

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Samuel Paty, 5 ans après – Discours Jean-Pierre Sakoun

« Madame la Maire, chère Delphine Bürkli,
Chère Mickaëlle Paty,
Cher Alain Jakubowicz,
Cher Alain Seksig,
Cher Basile Ader,
Chers professeurs et élèves du lycée Camille-Claudel,
Chers amis,

Mesdames et Messieurs,


Cinq années ont passé. Cinq années depuis qu’un professeur d’histoire, Samuel Paty, a été assassiné pour avoir fait son métier. Cinq années depuis qu’un enseignant a été décapité en France pour avoir transmis les valeurs de la République, pour avoir simplement voulu faire réfléchir ses élèves sur ce qu’est la liberté d’expression. Assassiné par un terroriste islamiste persuadé de gagner son paradis et de faire œuvre pieuse en lacérant le corps d’un homme de bien et la vie de tous les Français. Cinq années… et pourtant, le souvenir reste brûlant, la blessure reste vive, et le combat qu’il incarne reste devant nous.

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Conférence publique par Jean-Pierre Sakoun

« 120 ans de laïcité,
120 ans de liberté »

Conférence publique par
Jean-Pierre Sakoun, Président d’Unité Laïque
et Marika Bret, Présidente de Printemps Républicain.
En présence de
Pierre Bertinotti, Grand Maître du Grand Orient de France.

Samedi 29 novembre 2025 à 9h
2 rue Edouard Aynard, 69100 Villeurbanne

Inscription obligatoire : Je m’inscris !

Rétablir la démocratie en restaurant l’autorité républicaine à l’université

Nous vivons dans un monde dans lequel le mot-même d’autorité apparaît à une frange désorientée de la société comme le spectre de la dictature. Tous les démocrates savent pourtant que l’autorité républicaine, l’autorité démocratique, sont essentielles au maintien de nos libertés.

Or, dans l’Université, et particulièrement dans ces écoles dévoyées que sont devenues les instituts d’études politiques, le fléau communautariste, décolonial, woke, antisioniste, ouvertement antisémite désormais, s’est emparé d’un petit nombre d’étudiants, dont la virulence est inversement proportionnelle au nombre. Ils se croient autorisés à tous les excès, à toutes les violences, à toutes les censures. Ils sont contaminés par leurs homologues des campus américains que les IEP reçoivent dans leurs murs et vers lesquels ils envoient leurs propres élèves, fascinés qu’ils sont par le rêve de pureté de l’ultragauche américaine qui n’est qu’un avatar du rêve puritain des « fathers pilgrims ».

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