Unité Laïque
Vers une société communautariste et confessionnelle ?

Vers une société communautariste et confessionnelle. Le cas Samuel Grzybowski, par Aline Girard. Paris, Editions Pont9, 2023, 119 p. 16,90€

Recension du livre par Philippe Foussier

Coexister, Convivencia, la Primaire populaire…

Coexister, Convivencia, la Primaire populaire… On pourrait en citer bien d’autres, de ces structures dirigées ou inspirées par Samuel Grzybowski. Secrétaire générale d’Unité laïque, Aline Girard signe là une enquête fouillée sur ce personnage aux facettes multiples qui fonda à 16 ans Coexister, une association qui a obtenu en quelques années une respectabilité et une notoriété saisissantes. L’auteur démontre clairement comment les ambitions idéologiques du jeune doctrinaire se sont toujours conjuguées avec un sens des intérêts impressionnant. Il s’est rapidement imposé au centre d’un réseau qui a ouvertement pour objectif de servir le soft power américain. Comme le note Jean-Pierre Sakoun dans la préface de ce petit livre aussi dense que documenté, « à travers think tanks, fondations philanthropiques, multinationales socialwashed et greenwashed, toute la politique des États-Unis concourt à fournir à la nébuleuse de l’interconvictionnel, du community organizing et du social business les moyens de son emprise progressive sur la société française ».

Coexister, que Samuel Grzybowski fonda en 2009, est probablement la structure la plus connue de ce réseau dans lequel l’intéressé joue un rôle majeur. Mouvement de jeunesse « interconvictionnel », l’association entend proposer « une nouvelle façon d’appréhender la diversité de religions et de convictions ». Elle ne met pas son drapeau dans sa poche et affiche sa défiance à l’égard d’une laïcité française décrite comme « laïciste », préférant de loin un modèle tel qu’il prévaut dans l’univers anglo-saxon, fondé sur la coexistence communautaire et confessionnelle. Regroupant des jeunes croyants de différentes confessions, Coexister entend démontrer que cette approche est adaptée aussi à la France, quand bien même une majorité de ses citoyens se déclare agnostique ou athée. Mais qu’importe, Samuel Grzybowski, à l’image de ces Young Leaders distingués en masse par les Etats-Unis pour constituer des relais de sa vision du monde de l’organisation des sociétés, sait que le multiculturalisme a le vent en poupe et il surfe ainsi sur une vague porteuse.

« Par le biais de ces ONG, lobbies, think tanks et organisations philanthropiques dotés de financements privés considérables et spécialisés dans l’ingénierie socio-politique, les Etats-Unis installent un nouvel ordre du monde en répandant leur modèle de société », explique Aline Girard. Il n’est pas anodin que cette entreprise idéologique se déploie tandis que l’islamisme avance parallèlement ses pions et se heurte, dans ses versions frériste ou salafiste notamment, à la laïcité française et au-delà à la notion de citoyenneté républicaine qui ne reconnait, à l’inverse des pays anglo-saxons, que des individus et non des groupes, qu’ils soient fondés sur l’ethnie ou sur la religion. Car les réseaux entretenus par Coexister et ses ramifications trouvent dans les ambitions de l’islamisme des relais efficaces, comme l’auteur le démontre avec précision. On n’est ainsi pas surpris de retrouver en 2015 l’incontournable Grzybowski signataire d’un appel deux jours après le massacre du Bataclan, côtoyant visiblement sans gêne aucune le rappeur Médine, celui-là même qui appelle à crucifier les « laïcards » et à l’application de la charia. Le CCIF, officine frériste dissoute depuis par décret, figure aussi dans cet aréopage de signataires.

Lexique clérical

Si on entend un peu moins Samuel Grzybowski depuis quelques mois, il était néanmoins apparu sur le devant de la scène politique en amont de la dernière élection présidentielle. Il fut en effet l’un des principaux initiateurs de la Primaire populaire, qui entendait désigner le candidat unique de la gauche à ce scrutin. On se souvient peut-être des conditions particulièrement fantaisistes dans lesquelles cette aventure s’était fait connaitre, écartant des candidats pourtant déclarés (Poutou, Roussel, Arthaud…), en retenant certains qui n’étaient pas candidats (Ruffin notamment) ou bien encore imposant leur présence à d’autres qui ne voulaient pas y participer (Mélenchon, Hidalgo, Jadot…).

Finalement, au terme d’une procédure particulièrement obscure, avec un mode de financement et des comptes qui laisseraient perplexe la moins sourcilleuse des associations anticorruption mais avec l’insolite caution de jadis honorables radicaux de gauche, ce fut Christiane Taubira qui fut désignée puis prestement lâchée en rase campagne par des soutiens qui, quelques semaines avant, semblaient l’entourer d’une intense ferveur avant que l’observation attentive des sondages ne leur fassent cesser leurs génuflexions. Comme l’avait d’ailleurs commenté le candidat EELV Yannick Jadot, cette Primaire populaire « était devenue un gag ». Assurément une pantalonnade dont ceux qui y apportèrent leur concours ne sortirent pas grandis et les électeurs sans doute encore un peu plus dégoûtés par cette manière de faire de la politique et plus encore de jouer avec la démocratie. Pressentant sans doute le crash, Samuel Grzybowski quitta courageusement l’entreprise avant la démonstration patente de son échec.

Quelle que soit la structure dans laquelle Samuel Grzybowski reviendra dans l’actualité, nul doute que l’ancrage idéologique auquel il a arrimé son action demeurera, prônant « le glissement progressif d’une éthique de la justice sociale à visée universaliste à une éthique de la sollicitude comme sensibilité et pratique morale ». On y retrouvera à coup sûr une logorrhée très identifiée : « Il excelle dans ce discours aux connotations religieuses qui, sans que l’on y prenne garde, insidieusement, cléricalise la langue depuis des décennies, installant un lexique de substitution qui envahit pensées et paroles : bien commun, bienveillance, sollicitude, humilité, respect mutuel, vulnérabilité, dévouement, tolérance, compassion, réparation, repentance, etc. Dans ce système sémantique, l’impératif du care n’est pas loin d’être l’équivalent de la vertu théologale de la charité ». Par la démonstration étayée que ce petit livre nous propose, Aline Girard nous permet d’identifier clairement les choix de société qui nous sont offerts : céder à cette offensive communautariste et néo-libérale ou lui préférer l’universalisme républicain.

Philippe Foussier, Juillet 2023

Télécharger ici la recension du livre en PDF

Préface de l’ouvrage par Jean-Pierre Sakoun

Le court ouvrage d’Aline Girard, secrétaire générale d’Unité laïque, est percutant. Il n’est pas percutant comme un direct du droit ou comme un pamphlet destiné à emporter l’adhésion du lecteur par une rhétorique enflammée sans que, souvent, les arguments ne viennent soutenir la prise de position. Il est percutant comme un réquisitoire.

Aline Girard doit à sa formation et à ses années d’activité professionnelle dans les bibliothèques, et en particulier à la Bibliothèque nationale de France, sa capacité à étayer sa pensée avec une précision intraitable. L’un des premiers lecteurs de ce texte, et pas le moindre, l’ami Stéphane Rozès, a dit à l’auteur son étonnement, voire son effarement, devant la qualité, le nombre, la précision, l’exactitude des citations, des références et des sources. On a perdu aujourd’hui l’habitude de lire un travail aussi puissamment charpenté. C’est la première qualité de ce livre qui, plus qu’une personne, Samuel Grzybowski, met en accusation un système et peut-être même une génération de jeunes intellectuels perdus pour la République. Il en va de l’honneur et de l’éthique d’un auteur de ne pas accuser à la légère, comme d’un procureur de ne pas bafouer la dignité d’un prévenu. Cet ouvrage devrait être donné en exemple à tous les journalistes, à tous les investigateurs. Il leur apprendrait ce qu’est une enquête solide et inattaquable.

Mais il ne faut pas croire que ce travail est indigeste ou fastidieux. A la rigueur de sa méthode, l’auteur ajoute un vrai style, avec des bonheurs d’écriture et une élégance qui donnent souvent envie de noter dans un carnet certaines formules, certaines phrases, certains paragraphes éclairants et ciselés dont on sait que l’on aura l’occasion un jour ou l’autre de se resservir pour anéantir l’argumentation souvent indigente des rhétoriciens de la coexistence des religions et du communautarisme.

Car il faut en venir au fond. Et le fond, c’est le dévoilement des agissements et des menées coupables de tout un pan de la société politique et intellectuelle de notre pays, inféodée aux deux impérialismes religieux et marchand, pour reprendre l’heureuse expression de l’historienne Sophie Bessis, qui s’accordent comme larrons en foire pour liquider le citoyen républicain, laïque et universaliste au profit – c’est le cas de le dire – du consommateur soumis au marché et des talapoins.

Au détour des pages on voit se dessiner les différentes facettes du « modèle » Grzybowski. La foi avant la liberté, la foi avant l’égalité, la foi avant la fraternité, la foi avant la laïcité. La foi comme modèle de coexistence à opposer à la République et à sa devise. Ces entreprises, au sens le plus commerciales du terme, sont destinées à semer la confusion dans la société et en particulier chez les écoliers, les collégiens, les lycéens, les enseignants, bref, dans toute la communauté éducative, pour leur faire rejeter l’extraordinaire principe émancipateur de la citoyenneté laïque et républicaine.

Pour cela, Monsieur Grzybowski et ses amis, si nombreux, si bien élevés, si idéalistes, s’appuient sur toutes les ressources que peut leur fournir le soft power communautariste et bienpensant d’une Amérique convaincue de son destin messianique. A travers think tanks, fondations philanthropiques, multinationales socialwashed et greenwashed, toute la politique des États-Unis concourt à fournir à la nébuleuse de l’interconvictionnel, du community organizing et du social business les moyens de son emprise progressive sur la société française.

Dans ces réseaux où les mots ne recouvrent pas le sens que la plupart des Français leur donnent, dans un cocktail de George Orwell et d’Aldous Huxley, il s’agit sous les dehors d’une hyper-modernité rendue désirable, comme on rend désirable un paquet de lessive en tête de gondole d’un supermarché par un storytelling éprouvé et efficace, de « démoder » les Lumières, peintes sous de sombres couleurs et de rendre enviable l’obscurantisme. On ne peut lire ce petit livre sans penser à Rhinocéros d’Eugène Ionesco. La pression, le conformisme, l’inversion des valeurs peuvent un jour nous amener à croire – et le mot est bien choisi – que le lourd et laid quadrupède est plus beau, plus svelte, plus spirituel que Jacques le fataliste ou que Figaro. Voilà ce à quoi s’emploient les Grzybowski du temps, appuyés sur tous les usual suspects de la laïcité dévoyée, dont vous n’aurez, je pense, aucune difficulté à deviner les noms.

Mais Samuel Grzybowski et ses alliés sont surtout les révélateurs du danger qui guette notre pays, notre nation, notre peuple et son idéal indivisible, laïque, démocratique et social, son idéal républicain. Ils font apparaître nos faiblesses qui autorisent ses tristes jeunes gens à œuvrer pour détacher de la République les jeunes générations, pour leur offrir une image du monde purement idéologique et sans aucun rapport avec le réel.

Ces réseaux religieux et marchands travaillent au quotidien à séparer les citoyens de la République et à leur faire oublier la dignité du peuple politique. S’ils y parviennent, alors la grande aventure des Lumières s’achèvera et les citoyens ne seront plus que des gens, des individus, des consommateurs, des croyants. Ils ne comprendront plus du monde que ce qui leur en sera révélé. Voilà ce que donne à comprendre le livre d’Aline Girard, manuel de survie du peuple souverain au temps de la peste narcissique et bigote.

Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité laïque

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La France sous nos yeux

La France sous nos yeux. Economie, paysages, nouveaux modes de vie, par Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely, Seuil, 2021, 490 p., 23€.

Après l’excellent ouvrage de Jérôme Fourquet, « L’archipel français », dont il existe une fiche de lecture écrite par Philippe Foussier pour Unité Laïque sur notre site, ce nouvel opus invite le voyageur curieux et lucide à promener avec acuité son regard sur le paysage français. Pour assurer une lecture révélatrice des détails les plus importants, les deux auteurs nous munissent d’outils, ceux-là mêmes dont s’était servi Armant Frémont, géographe à l’origine de la notion d’« espace vécu », auquel il est rendu hommage en introduction : les statistiques, les auteurs académiques, la littérature et l’observation directe.

Si nous percevons tous intuitivement cette France dont il est question, son passé, ses métamorphoses, ses aspirations, ses errements, nos convictions seront ici ébranlées ou confortées. Rien ne vaut une immersion concrète…

La France d’aujourd’hui

Que nous vivions aujourd’hui dans un pays désindustrialisé et tertiarisé est une évidence pour nous tous. Serge Tchuruk, à la tête d’Alcatel au début des années 2000, avait en une phrase théorisé ce virage aigu, pourtant déjà entrepris depuis le début des années 1980 : « Alcatel doit devenir une entreprise sans usine. » La part du secteur industriel dans le PIB s’élevait en 1980 à 24 %. Elle était de 10 % en 2019… De quoi affaiblir économiquement les territoires concernés et déstabiliser l’univers qui gravitait autour des usines et assurait la cohésion sociale.

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La Commune de Paris

Moments d’histoire mars 2022

La Commune de Paris a vécu soixante-douze jours, du 18 mars au 28 mai 1871. C’est un moment tragique de l’histoire de la République. L’historien Jean-Jacques Chevallier a écrit : « Les insurgés vibraient d’un patriotisme de gauche que la honte de la défaite exaspérait ». En ces quelques mots, tout est dit : la Commune a été un moment républicain, en opposition à la réaction monarchique de Thiers, et patriotique, car la Nation est en danger, mais aussi l’expression d’un orgueil national après l’humiliante défaite face aux Prussiens et un fier sursaut  du peuple de gauche, si présent à Paris, à l’époque grande ville ouvrière. Un événement qui a suscité les passions, dont l’interprétation a divisé les contemporains. Les historiens ont longtemps peiné à faire entendre la voix de l’objectivité.

Unité laïque la commémore à travers trois Moments d’histoire. Le premier Moment, en mars 2022, évoque les débuts de la Commune, le 18 mars 1871 ; le deuxième Moment, en avril, retrace la brève histoire de la Commune ; le troisième Moment, en mai, s’intéresse à la fin de la Commune, avec la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai, qui marquera à jamais l’histoire nationale et l’histoire révolutionnaire.

Episode 1. Les débuts de la Commune de Paris : le 18 mars 1871, heure par heure

La guerre franco-prussienne de 1870  est désastreuse pour la France. Elle a profondément marqué Paris, qui a subi un un siège très dur  depuis le 18 septembre 1870 et dont  la population a souffert de la faim.   Les ouvriers, les artisans et leurs familles furent ceux qui souffrirent le plus   de l’envolée des prix. S’enrôlant en grand nombre dans la Garde nationale, ils portèrent ses effectifs à 350 000 hommes et, en élisant leurs officiers, ils mirent fin à la prégnance de la bourgeoisie parmi eux.

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Le 24 février 1848, naissance de la Deuxième République

Moments d’histoire février 2022

Le 24 février 1848 Louis-Philippe, roi des Français, abdique après dix-huit ans de règne. La Deuxième République est proclamée. Après cette date, aucun roi ne régnera plus sur la France. C’est donc le terme de quatorze siècles de royauté (à partir de Clovis Ier, roi de Francs), féodale, absolue ou constitutionnelle. Février 1848 apporte donc un nouveau changement de régime (ou – mot d’époque – de « système » politique), le quatrième au bas mot depuis 1789.

Louis-Philippe qui a défini lui-même sa politique comme celle du « juste milieu, également éloigné des excès du pouvoir populaire et des abus du pouvoir royal » n’a pas su maîtriser les bouleversements économiques et sociaux et répondre à la demande d’une démocratie renforcée (réforme parlementaire et réforme électorale).

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Laïque et rationnel ! La conférence

Conférence de Virginie Tournay, Lyon, Mairie du VIe arrondissement – le 19 janvier 2022

La conférence de Virginie Tournay a eu lieu devant un public de tous âges, dans une salle bien remplie malgré les duretés pandémiques !

Vous pourrez juger de la qualité exceptionnelle de la réflexion de notre « grand témoin » et de l’acuité de son regard en la regardant et en l’écoutant sur notre chaîne YouTube.

Merci à nos amis du Chevalier de La Barre et de Regards de Femmes pour leur participation active à cette belle soirée.

Le 21 janvier 1793, la mort de Louis XVI

Louis XVI, roi des Français depuis la Constitution de 1791, perdit ses derniers pouvoirs lors de la journée du 10 août 1792 quand les patriotes fédérés, provenant de toutes les régions de France, donnèrent l’assaut du château des Tuileries , résidence royale depuis le retour du Roi à Paris à la fin de l’année 1789. Plus que le 14 juillet 1789, le 10 août 1792 est une date fondamentale dans l’Histoire de France car elle caractérise véritablement la fin de la monarchie dans notre pays (confirmée légalement le 21 septembre 1792, date de l’avènement de la première République française) et, subsidiairement, le point de non-retour de la Révolution Française.

Le roi déchu, désormais seul contre tous, est alors emprisonné trois jours plus tard avec sa famille dans la prison du Temple à Paris. Son valet de chambre, Cléry, fait le récit de sa captivité. Mais que faire du Roi ? Son incarcération satisfaisait autant les uns qu’elle dérangeait les autres. Les plus modérés des députés de la Convention, dans les premiers temps majoritaires, souhaitaient lui octroyer un sursis temporaire ; les autres, plus catégoriques, réclamaient son jugement et, pour les plus inflexibles d’entre eux, sa mort immédiate.

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Le 13 janvier 1898, J’accuse

Le 13 janvier 1898, la Une de L’Aurore titre : « J’Accuse… ! Lettre au président de la République   par Emile Zola».  Suit le texte de la longue « Lettre à M. Félix Faure » en pages 1 et 2 du quotidien fondé par Ernest Vaughan et dont l’équipe de rédaction réunit notamment Arthur Ranc, Bernard Lazare et Georges Clémenceau, tous ardents dreyfusards.

Le manuscrit  de cette Lettre « sortie de moi en un cri », dira Zola, est conservé à la Bibliothèque nationale de France.

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La ressource « Revues »

Unité laïque met à la disposition de ses membres et de toute personne ou association engagée dans la défense des valeurs de la République et la promotion de la laïcité des ressources permettant d’illustrer et étayer l’engagement et la conviction laïques. Ces ressources se veulent des outils et des aides à l’information et la formation des laïques. Elles sont variées et mettent en valeur des informations récentes ou plus anciennes.

Unité laïque propose une courte sélection de revues associatives, dont l’engagement rejoint celui d’Unité laïque.

La ressource « Émissions de radio »

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Unité laïque invite à l’écoute d’émissions de radio qui apportent de précieux éclairages sur des questions politiques, historiques, sociétales, culturelles, et notamment sur la question de la laïcité et le rapport aux religions.

La ressource « Sites web »

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Unité laïque propose une sélection de ressources numériques juridiques, culturelles, pédagogiques, disponibles sur des sites institutionnels ou associatifs qui permettent de disposer de références et d’une documentation variée, libre, gratuite, d’une utilisation facile, pour tout usage non commercial (information, formation, conférences, colloques, etc.).

La ressource « Textes de référence »

Unité laïque met à la disposition de ses membres et de toute personne ou association engagée dans la défense des valeurs de la République et la promotion de la laïcité des ressources permettant d’illustrer et étayer l’engagement et la conviction laïques. Ces ressources se veulent des outils et des aides à l’information et la formation des laïques. Elles sont variées et mettent en valeur des informations récentes ou plus anciennes.

Unité laïque a regroupé dans cette rubrique les grands textes constitutionnels et législatifs français qui ont constitué au fil des siècles le corpus laïque de référence. Les textes sont classés par ordre chronologique, le cheminement historique étant essentiel pour la compréhension de l’édification des fondements laïques de notre République : de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 jusqu’à la loi confortant le respect des principes de la République de 2021.

Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF et de ses partenaires

Gallica donne accès à plus de 8,5 millions de documents numérisés (livres, revues, journaux, publications officielles, manuscrits, estampes, photographies, etc.), propose une sélection documentaire sur la laïcité à travers des documents très nombreux et particulièrement variés, qui donnent une profondeur historique à la réflexion sur la laïcité.

Accédez aux ressources sur la laïcité dans Gallica.

Parmi les textes d’un grand intérêt pour nos sujets, citons aussi les sources législatives et réglementaires, qui donnent accès, dans le cadre d’un accord de coopération entre la BnF et les assemblées, au Journal officiel de la République française. Lois et décrets de 1869 à 1946 et aux Débats parlementaires de la Chambre des députés et du Sénat, notamment lors du vote des grandes lois laïques (lois Ferry-Goblet de 1881-1886, lois de 1901 et 1904 sur les congrégations, loi sur la séparation des églises et de l’État de 1905 par exemple)

Accédez ici aux Débats parlementaires de la Chambre des députés et du Sénat dans Gallica du 1869 à 1946

116ème anniversaire de la loi de Séparation du 9 décembre 1905

En 2015, le 9 décembre a été décrété journée de la laïcité à l’école. En 2021, le 9 décembre est devenu la Journée nationale de la laïcité. Mais connaissez-vous bien la loi du 9 décembre 1905 ?

Archives nationales AE II 2991

Consultez sur le site de l’Assemblée nationale le remarquable dossier documentaire élaboré sur la Loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État. Vous y trouverez le texte de la loi de séparation, les comptes rendus des débats et des repères chronologiques

Vous pouvez compléter en prenant connaissance du discours d’Aristide Briand prononcé à la tribune de la Chambre des députés le 22 mars 1905. Aristide Briand, député de la Loire, rapporteur de la commission de 33 députés chargée du projet de séparation des Églises et de l’État, a consigné en 1908 ses observations et souvenirs dans La Séparation : discussion de la loi 1904-1905.

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Joséphine Baker au Panthéon

Le 30 novembre 2021, Joséphine Baker est entrée au Panthéon. Féministe, universaliste, antiraciste, résistante, artiste, militante, Joséphine Baker fut tout cela. Et bien plus encore. Elle fut cet assemblage complexe de toutes les facettes, riches et pourquoi pas contradictoires, qui composent un être unique. Et elle fut, en paroles et en actes, la plus sincère ambassadrice de la fraternité universelle. Celle qui dépasse les races, les clivages, les rejets, pour lui préférer ce qui nous est commun à tous. Unité Laïque est fière d’avoir soutenu dès le début cette initiative.

Retrouvons la dans la revue Regards du 1er mai 1945 , « soldat, comme tant d’autres, de cet immense et divers « effort de guerre »… lieutenante dans les F.F.A., formation de femmes enrôlées sous l’insigne du ministère de l’Air ».

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Ressources pédagogiques numériques de la BnF

La BnF propose un ensemble des ressources numériques pédagogiques de grande qualité à l’intention des professeurs et des élèves, composé d’une exposition en ligne, d’un dossier documentaire, de textes de référence, d’une filmographie, de pistes pédagogiques, etc.

Parmi ces ressources, mentionnons en particulier les dossiers pédagogiques sur

les Lumières : Lumières ! Un héritage pour demain

la laïcité : la laïcité

La laïcité, idéal émancipateur et pratique quotidienne

Conférence-débat
Centre du Patrimoine Arménien de Valence
4 décembre 2021

Vidéo intégrale de la conférence-débat disponible sur la chaîne YouTube d’Unité Laïque UL – YouTube

Découpage vidéo :

  • Allocution de M. Nicolas Daragon : 0’11 »
  • Introduction de Jean-Pierre Sakoun : 09’01 »
  • Première table-ronde : 27’05 »
  • Echanges avec la salle : 1h02’55 »
  • Seconde table-ronde : 1h48’39 »
  • Echanges avec la salle : 2h5’35 »

Textes des interventions :

Le samedi 4 décembre 2021, s’est tenu à l’auditorium du Centre du Patrimoine Arménien de Valence, la première-conférence-débat de l’association unité Laïque.

Le public était nombreux et attentif, au sein duquel on trouvait de nombreux élus et anciens élus de Valence, de la Communauté d’agglomération , de la Drôme et de l’Ardèche, dont Mireille Clapot, députée. Plusieurs représentants des associations laïques des deux départements étaient présents dans l’assistance, dont Gérard Bouchet, président de l’Observatoire de la Laïcité Drôme-Ardèche.

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L’Ami du peuple taché du sang de Marat

Un vrai moment d’Histoire

« Ces feuilles teintes du sang de Marat se trouvaient sur la tablette de sa baignoire lorsqu’il fut poignardé par Charlotte Corday. Ils furent recueillis et conservés par sa sœur Albertine Marat qui a bien voulu m’en faire le sacrifice pour accroître ma collection de monuments patriotiques de l’époque. Paris ce 24 mai 1837 Nicolas-François Maurin »

Un temps en possession d’Anatole France, ce document exceptionnel est entré dans les collections de la Bibliothèque nationale de France en 1906.

Si vous vous intéressez à Jean-Paul Marat (1743-1793), député montagnard à la Convention, n’hésitez pas à consulter la sélection de documents présentée sur Gallica. Grâce à la libération de l’activité éditoriale créée par les États généraux, il se lance dans le journalisme engagé pour la Révolution. Il fonde plusieurs titres pendant la période révolutionnaire, notamment L’Ami du peuple , qui devient une tribune influente. Outre sa production journalistique, on retient de lui l’ouvrage Les Chaînes de l’esclavage paru en 1792.

Floréal, l’hebdomadaire illustré du monde du travail

La revue Floréal, l’hebdomadaire illustré du monde du travail  est un périodique culturel français publié de 1920 à 1924. Le numéro du 2 juillet 1921 de Floréal était entièrement consacré à l’école laïque.

A apprécier tout particulièrement, en mémoire de Samuel Paty, l’article La caricature au service de l’enseignement laïque, 1820-1910, sous la plume de John Grand-Carteret, journaliste et spécialiste de l’image et du dessin satirique.

« De tout temps la France employa contre ce qu’il est convenu d’appeler le cléricalisme, les armes habituelles de la satire, la plume et le crayon. »

La matrice : La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

La séparation est très largement contenue dans son article 3, la liberté de conscience dans son article 10, la liberté d’expression dans son article 11.

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen.

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Signes des temps – France culture

Signes des temps par Marc Weitzmann

La culture est un puissant révélateur de la société, de ses aspirations, de ses fractures. C’est un signe des temps. Marc Weitzmann met en œuvre une approche intellectuelle à la croisée de la culture et des enjeux de société.

Certaines émissions sont de précieux éclairages sur la question de la laïcité et le rapport aux religions.

On citera par exemple parmi les plus récents :

Le 17 octobre 2021 Samuel Paty : un an après, où en sont les enseignants ?

Le 19 septembre 2021 Raconter la terreur

Le 22 août 2021 La critique des Lumières

Le 15 août 2021 La gauche et l’héritage des Lumières

Le 27 juin 2021 Affaire Mila, cyber-harcèlement, misogynie, technologie, laïcité : vers une nouvelle culture de l’insulte ?

Le 5 décembre 2021 Parcours et rhétorique d’Eric Zemmour (franceculture.fr) – La meilleure analyse de la politique zemmourienne.

UFAL Info

Trimestriel.

Revue de l’Union des familles laïques.

Articles de fond, entretiens, analyses sur les diverses thématiques qui préoccupent l’UFAL (familles, laïcité, école, santé, protection sociale, logement, féminisme, développement écologique, jeunesse…).

Quelques thèmes traités :

N° 82 : Apartheid identitaire ou universalisme : le choix.

N° 85 : L’égalité pour vivre libre.

N°91 : Jeunesse, combattre l’enfermement de classes

Site web de la revue : UFAL Info

ReSPUBLICA

Revue de la gauche républicaine

Se voulant un espace de dialogue et de confrontations d’expériences pour réfléchir et armer les militants, ReSPUBLICA s’affirme depuis sa création comme vecteur d’une gauche républicaine « démocratique, laïque, antiraciste, féministe, écologique et sociale » et œuvre pour la globalisation des combats et la convergence des luttes. 

Site web : ReSPUBLICA

Humanisme

Trimestriel.

Revue des Francs-maçons du Grand Orient de France.

La publication n’est toutefois pas un document officiel du GODF. La rédaction sollicite des auteurs, sans se soucier de leur appartenance maçonnique, mais en fonction de leurs compétence et qualité relativement aux thèmes abordés.

Humanisme est consultable en ligne sur Cairn, de 2006 à 2023 Achat des numéros papier et abonnement auprès de Conform Editions.

Dossiers sur des thèmes sociétaux et historiques.

Parmi les dossiers publiés, citons :

N° 328 : Jaurès humaniste – Août 2020

N° 329 : L’université à la renverse – Novembre 2020

N° 330 : Le « care » ou la confusion des sentiments – Février 2021

N° 331 : La Commune de Paris, une mémoire vivante – Mai 2021

N° 332 : Les nouveaux inquisiteurs – Août 2021

N° 334 : Sentiment géographique de la France – Février 2022

N° 335 : Le temps de la déshumanisation – Mai 2022

N° 337 : Souveraineté, le sursaut – Novembre 2022

N° 339 : Urgence pour l’école républicaine – Mai 2023

Le droit de vivre

Le DDV. Le droit de vivre.

Trimestriel

Revue universaliste de la Licra.

Actualité universaliste et antiraciste, analyses, opinions, culture, éducation et histoire.

Achat en kiosque et abonnement.

Lancé en mars 2021, le ddv.fr, le média en ligne du DDV, vient compléter la mue de ce journal historique, fondée en 1932. https://www.licra.org/leddv

Parmi les dossiers récemment traités :

N° 681 : La République de Samuel Paty – Hiver 2020

N° 682 : La laïcité : what else ? Printemps 2021

N° 683 : Prisons identitaires. Par ici les sorties ! Eté 2021

N° 684 : L’école contre le racisme – Automne 2021

N° 685 : Combattre la discrimination raciale – Hiver 2021

N° 686 : Faire taire la haine – Printemps 2022

N° 687 : Droit d’asile : principes et urgences – Eté 2022

N° 688 : Antisémitisme – Automne 2022

N° 689 : Avec ou sans les jeunes – Hiver 2022

N° 690 : Crimes contre l’humanité – Printemps 2023

CNAM et Conseil des sages de la laïcité

Face aux questionnements persistants autour du principe de la laïcité dans les services publics, le Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM) et le Conseil des sages de la laïcité de l’Education nationale ont décidé d’unir leurs compétences pour organiser depuis 2019 des cycles de conférences sur la République, l’école et la laïcité.

À destination, en particulier, des cadres de toutes les fonctions publiques – État, territoriale et hospitalière – les séances abordent les enjeux actuels et les modalités concrètes d’application du principe de laïcité. Des intervenants reconnus apportent leur éclairage et donnent des clés pour accompagner les personnels dans leur action.

Prenez connaissance du programme des différents cycles et accédez aux conférences en ligne

Vie publique

https://www.vie-publique.fr/ : le site Vie publique est géré par la Direction de l’information légale et administrative (DILA) dans le cadre de sa mission générale d’information et de documentation sur l’actualité politique, économique, sociale, nationale et européenne. Il a pour but de faciliter l’accès des citoyens aux ressources et données utiles pour appréhender les grands sujets qui animent le débat public français. Il met en ligne notamment les rapports et discours publics.

Sur la question de la laïcité : La Laïcité sur Vie publique.fr

Pour exemple, quelques rapports accessibles sur www.viepublique.fr :

Rapport Debray de février 2002 (L’enseignement du fait religieux dans l’école laïque. Auteur : Régis Debray)

Rapport Stasi de décembre 2003 (Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité dans la République : rapport au Président de la République. Auteur : Bernard Stasi)

Rapport Debré de décembre 2003 fait au nom de la mission d’information sur la question du port des signes religieux à l’école. Auteur : Jean-Louis Debré)

Rapport Obin de juin 2004 (Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires. Auteur : Jean-Pierre Obin).

Ressources numériques de l’Assemblée nationale et du Sénat

Archives de l’Assemblée nationale : site des archives de l’Assemblée nationale, qui donne accès aux Débats parlementaires de l’Assemblée nationale sous la 4ème République, de 1946 à 1958 et sous la 5è République de 1958 jusqu’au terme de la 14è législature (2017). Les travaux de la XVè législature (2017-) sont mis en ligne au fur et à mesure de leur tenue.

Ces débats contextualisent par exemple le vote de lois importantes pour l’évolution – positive ou négative – de la laïcité au sein de la République : par exemple Loi Debré du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés ; Loi Pleven du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme ; Loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics ; Loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, etc.).

On peut consulter, parmi d’autres, les dossiers législatifs concernant :

La loi du 15 mars 2004 à l’Assemblée nationale

La loi du 24 août 2021 sur le respect des principes de la République à l’Assemblée nationale

La loi du 24 août 2021 sur le respect des principes de la République au Sénat

Consultez aussi sur le site de l’Assemblée nationale le remarquable dossier documentaire élaboré sur la Loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État. Vous y trouverez le texte de la loi de séparation, les comptes rendus des débats et des repères chronologiques

Les Débats parlementaires de la Chambre des députés et du Sénat dans Gallica du 1869 à 1946 sont accessibles sur Gallica, dans le cadre d’un accord entre l’AN et la BnF.